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09/11/2012 01:08 EST | Actualisé 09/01/2013 05:12 EST

Syrie: les LCC quittent le CNS, aux mains selon eux des Frères musulmans

Les Comités locaux de coordination (LCC), un important réseau de militants animant la révolte sur le terrain en Syrie, ont claqué vendredi la porte du Conseil national syrien (CNS), accusant les Frères musulmans d'avoir pris le contrôle de cette instance.

Dans un communiqué publié vendredi soir, les LCC dénoncent "les résultats décevants de la refondation" de la principale coalition de l'opposition, qui renouvelle actuellement ses instances pour asseoir sa crédibilité après que la communauté internationale, qui l'a longtemps considéré comme un interlocuteur, l'a désavoué.

Les LCC ont décidé de se retirer du CNS car "rien n'a changé dans le fonctionnement du Conseil, en dépit d'un projet de réforme et parce que la nouvelle structure est sous le contrôle quasi-total des Frères musulmans", a précisé à l'AFP Rima Fleihane, la porte-parole des LCC jointe par téléphone.

Elle a en outre dénoncé le fait qu'aucune femme n'ait été élue parmi la quarantaine de membres de la direction du CNS.

Mme Fleihane a souligné que les LCC faisaient partie du "Comité de l'initiative nationale syrienne" proposé par l'ancien député et vétéran de l'opposition Riad Seif.

Ce plan vise à "soutenir l'Armée syrienne libre (ASL, rebelles), administrer les zones libérées, créer un fonds de soutien du peuple syrien et garantir une reconnaissance internationale".

Il prévoit la création d'une instance politique, d'un conseil militaire unifié et d'un gouvernement intérimaire de technocrates.

"Nous ne voulons pas que le CNS disparaisse en tant qu'instance, nous voulons qu'il participe activement au sein de la future instance. Nous voulons rassembler toutes les forces de l'opposition en une seule entité qui élaborera le projet stratégique de la révolution", a ajouté Mme Fleihane.

Jeudi soir, une cinquantaine d'opposants avaient annoncé être proches d'un accord sur une structure politique unifiée.

Le CNS, qui craint d'être remplacé, est le seul parmi les participants à exprimer des réserves sur l'initiative, largement inspirée du plan de M. Seif. Il a demandé vendredi soir un nouveau délai de 24 heures pour annoncer sa décision finale et élire son nouveau chef.

rd/sbh/feb

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