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Mitt Romney était "en état de choc" après sa défaite

09/11/2012 08:15 EST | Actualisé 09/01/2013 05:12 EST
Getty Images
Republican presidential candidate Mitt Romney arrives on stage on election night November 7, 2012 in Boston, Massachusetts, moments before conceding defeat to US President Barack Obama in the 2012 US presidential election. AFP PHOTO/EMMANUEL DUNAND (Photo credit should read EMMANUEL DUNAND/AFP/Getty Images)

Alors que les républicains cherchent les raisons pour lesquelles ils ont fait chou blanc aux élections de mardi, des conseillers anonymes de Mitt Romney ont décrit ce que cela faisait d'être avec l'ancien gouverneur au moment où il a dû accepter sa défaite.

"Il était en état de choc", a confié l'un des conseillers à CBS news.

Lire aussi : Le site internet du président Romney révélé par erreur

Un autre conseiller senior a expliqué que lorsque les retours ont eu lieu et que les états-clé sont tombés dans la colonne du collège électoral pour le Président Obama, ils ont senti que le chemin vers une victoire potentielle se rétrécissait. CBS rapporte que l'équipe de campagne n'était pas préparée à cette possibilité, notamment parce qu'elle avait ignoré les sondages favorisant Obama. A la place, elle s'est retournée vers ses propres sondages internes "objectifs", dont elle pensait qu'ils reflétaient de façon plus juste la situation sur le terrain. Ce n'était pas le cas.

A la veille de l'élection, un certains nombre d'agrégateurs de sondages, y compris celui du HuffPost et celui du New York Times ont présenté un gros avantage statistique d'Obama contre Romney.

Lorsqu'il est devenu clair que Romney avait perdu la course et qu'il devait reconnaître cette défaite, son assistant personnel, Garrett Jackson, a appelé son homologue de l'équipe d'Obama, Marvin Nicholson, pour qu'il mette en contact les deux hommes.

Comme l'écrit Jan Greenburg de CBS dans son article :

"Selon un assistant, Romney a été stoïque quand il a parlé au Président, mais sa femme Ann pleurait. D'après le conseiller, son colistier, Paul Ryan, avait l'air vraiment choqué. La femme de Ryan, Janna, était aussi secouée et elle pleurait doucement."

Le déroulé des évènements cette nuit-là au Boston Intercontinental Hotel, par le New York Times, comprend cette anecdote :

" Bob white, conseiller et ami proche de Romney, était prêt à dire à la foule qui attendait, que M. Romney n'allait pas encore reconnaître sa défaite. Mais Romney a alors décidé calmement que c'était fini : "Ce ne va pas se produire," a-t-il déclaré.

Alors qu'Ann Romney pleurait doucement, il est allé faire son discours, mettant fin à sa seconde, et probablement dernière, tentative pour accéder à la Maison-Blanche."

Preuve de plus de la certitude de l'équipe de Romney que l'ancien gouverneur du Massachusetts serait victorieux mardi soir, le Boston globe a rapporté hier jeudi qu'il avait été prévu de fêter l'élection de Romney avec un feu d'artifice de huit minutes sur Boston Harbor.

"Ce n'allait pas être une démonstration grandiose, en huit minutes, mais ça aurait été un spectacle de qualité pour finir les élections en beauté" a déclaré au Globe Steve Pelkey, le PDG d'Atlas Professional Fireworks Displays.

Un peu plus tôt cette semaine, Romney avait aussi confié aux journalistes dans son avion de campagne que s'il avait bien écrit son discours de victoire, il n'en avait pas préparé reconnaissant sa défaite.

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