Le ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, a déclaré « prendre acte » de la démission de Gilles Vaillancourt, qui mérite d'être saluée.

« C'est la meilleure décision qui pouvait être prise », a-t-il indiqué. « Ça représente la fin d'une époque pour les Lavallois », a-t-il ajouté.

M. Gaudreault a estimé qu'avec « les perquisitions et les interventions des dernières semaines, M. Vaillancourt avait un poids important sur les épaules. Une pression. »

Le ministre a affirmé que le gouvernement allait « tout faire pour accompagner la Ville de Laval dans ses projets. Il y a de nombreux et de beaux projets à Laval, qui doivent être soutenus. »

Le ministre a précisé que le gouvernement n'envisage pas de mettre la Ville de Laval sous tutelle.

Il a souligné que Québec ne compte pas s'immiscer dans la gestion de Laval.

Réagissant un peu plus tôt, Jean-François Lisée, le ministre responsable de la Métropole, a indiqué que M. Vaillancourt a « pris une bonne décision » pour l'intérêt des Lavallois.

M. Lisée a tenu à souligner que « légalement, il [M. Vaillancourt] n'avait pas l'obligation de le faire. Il n'est pas sous le coup d'une accusation. Donc c'est un geste politique qu'il a posé pour le bien de l'avenir de Laval », a-t-il déclaré, saluant le geste de M. Vaillancourt.

Il a indiqué que le gouvernement s'engageait à accompagner ces deux villes [ Montréal et Laval ] qui vivent « une crise politique ».

L'opposition réagit

Par ailleurs, les partis d'opposition ont également réagi rapidement au départ de M. Vaillancourt.

Dans un communiqué signé par le député Jacques Duchesneau, la Coalition avenir Québec indique qu'« il est impératif que le gouvernement du Québec envoie un observateur indépendant à Laval. La situation de Laval justifie encore plus cette solution, car l'administration du parti PRO des Lavallois ne fait face à aucune opposition au Conseil municipal de Laval. »

De son côté, le Parti libéral du Québec a réagi aussi par un communiqué signé par Marc Carrière, porte-parole de l'opposition officielle en matière d'affaires municipales.

« Nous considérons qu'il [M. Vaillancourt]prend une décision sage et raisonnée pour assainir l'environnement politique et l'environnement de l'administration publique de la Ville de Laval. », est-il écrit dans le communiqué.