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09/11/2012 06:02 EST | Actualisé 09/01/2013 05:12 EST

Plan de sauvetage pour Chypre: la troïka au ministère des Finances

La troïka des bailleurs de fonds (UE, FMI, BCE) s'est rendue vendredi au ministère chypriote des Finances dans le cadre de nouvelles négociations sur le plan de sauvetage de l'économie de l'île méditerranéenne, plombée par ses liens très étroits avec la Grèce.

"L'avis partagé est qu'il y a des progrès dans les négociations de la troïka", a indiqué à la presse le porte-parole du gouvernement chypriote Stefanos Stefanou après une journée de discussions au ministère des Finances.

Les entretiens ont porté sur les coupes budgétaires exigées par les bailleurs de fonds de l'île en échange de l'aide financière demandée par Chypre.

Samedi, les discussions doivent porter sur le secteur bancaire à court de liquidités.

"Il y a eu un passage en revue de ce qui a été proposé et discuté avec la troïka et l'avis a été que beaucoup de travail et de progrès ont été faits", a indiqué M. Stefanou ajoutant qu'"il y a encore beaucoup de travail à faire".

Il y a de "la volonté et de la détermination" de la part du gouvernement de travailler de manière intense pour "arriver à un accord de prêt aussi vite que possible".

Les représentants de la troïka devraient rester sur l'île jusqu'à la semaine prochaine. Ils pourraient être amenés à effectuer de nouvelles visites par la suite, ayant besoin de plus de temps pour définir le montant de l'aide nécessaire à la recapitalisation du secteur bancaire, selon la radio étatique.

Le gouvernement chypriote, qui a demandé fin juin à bénéficier d'une aide d'un montant qui pourrait dépasser 10 milliards d'euros selon des experts, estime que le plan de sauvetage proposé par la troïka impose des mesures d'austérité trop lourdes pour une économie déjà en récession.

La troïka a demandé à Nicosie de réduire les salaires des fonctionnaires de 15%, les prestations sociales de 10%, de diminuer l'aide au logement et les subventions, ainsi que d'augmenter la TVA, selon une formule composée à 80% de réductions des dépenses publiques et à 20% de hausses d'impôts.

Selon la presse chypriote, le gouvernement a proposé que la réduction des dépenses ne représente que 60% du plan, avec un objectif de réduction du déficit cumulé d'un milliard d'euros à fin 2016, plutôt que fin 2015 comme recommandé par la troïka.

Chypre, qui assure la présidence tournante de l'Union européenne depuis le 1er juillet, devrait être le seul des 27 pays de l'UE à enregistrer une récession en 2014, avec un recul du PIB attendu de 0,7%, selon les prévisions d'automne de la Commission européenne publiées mercredi.

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