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Syrie: déclarations d'Assad depuis le début de la révolte

08/11/2012 12:04 EST | Actualisé 08/01/2013 05:12 EST

Rappel des principales déclarations, depuis le début de la révolte mi-mars 2011 en Syrie, du président Bachar al-Assad, qui a affirmé vendredi que son pays ne connaissait pas une guerre civile, prônant une solution à travers les urnes à la crise.

--2011--

- 30 mars: 1ère intervention publique d'Assad, qui impute la responsabilité des protestations à des "conspirateurs". Le 17 avril, il annonce la levée de l'état d'urgence en vigueur depuis 1963.

- 20 juin: Assad promet des réformes tout en se disant déterminé à faire cesser le "chaos" (Université de Damas).

- 21 août: Il affirme que les appels occidentaux réclamant son départ sont "sans valeur" (TV).

- 30 oct: Assad prévient que toute action occidentale provoquerait un "tremblement de terre" qui enflammerait la région (journal britannique The Sunday Telegraph).

- 7 déc: Il nie avoir donné l'ordre de tuer des manifestants. "On ne tue pas sa population... aucun gouvernement dans le monde ne tue son propre peuple, à moins d'être mené par un fou" (chaîne américaine ABC News).

--2012--

- 10 jan: Assad estime que la Syrie fait l'objet d'un "complot étranger" et promet d'y répondre (discours télévisé). Le 11, il affirme que son pays triomphera, devant des dizaines de milliers de personnes l'acclamant à Damas (TV).

- 26 juin: "Nous vivons une véritable situation de guerre. (...) toutes nos politiques et tous les secteurs doivent être mis au service de la victoire dans cette guerre" (réunion du gouvernement).

- 8 juil: Assad accuse les Etats-Unis de soutenir les "bandes" rebelles pour "déstabiliser" la Syrie (TV publique allemande). Interrogé sur les milliers de morts parmi les civils, il répond: "Si vous voulez savoir qui les a tués, vous devez savoir d'abord qui a été tué. Ces victimes dont vous parlez, la majorité d'entre elles sont des partisans du gouvernement".

- 7 août: "Le peuple syrien et son gouvernement sont déterminés à purger le pays des terroristes (...)", dit-il en recevant un émissaire iranien.

- 29 août: "Je peux résumer (la situation) en une phrase: nous progressons, la situation sur le terrain est meilleure mais nous n'avons pas encore gagné, cela nécessite encore du temps" (chaîne pro-régime Ad-Dounia). Raillant les défections, il déclare: "Finalement, cette opération (de défection) est positive, c'est une opération d'auto-nettoyage (...)".

- 20 sept: Il lance une attaque en règle contre Ryad, Doha et Ankara, les accusant d'aider et d'armer la rébellion. Le ministre de l'Information affirme que les propos d'Assad rapportés par un journal égyptien ont été "sortis de leur contexte".

- 8 nov: "Je suis syrien et je dois donc vivre et mourir en Syrie", déclare-t-il à une télévision russe prévenant que "le coût d'une invasion étrangère de Syrie, si elle avait lieu, sera tel que le monde entier ne sera pas en mesure de l'assumer", selon des extraits d'une l'interview .

- 9 nov: Assad rejette toute idée d'exil. "Ce sont les urnes qui diront très simplement à tout président de rester ou de partir", affirme-t-il dans cette interview, diffusée dans son intégralité. "Il ne s'agit pas d'une guerre civile", ajoute-t-il.

Affirmant lutter contre le terrorisme, il rejette les accusations internationales de crime de guerre qui pèsent sur son armée et accuse le Premier ministre turc de se prendre pour "un calife".

acm/sw

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