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08/11/2012 01:30 EST | Actualisé 07/01/2013 05:12 EST

Près d'une centaine de militaires de la base militaire de Valcartier part pour l'Afghanistan .

Près d'une centaine de militaires de la base de Valcartier iront rejoindre les 750 membres des Forces canadiennes qui se trouvent actuellement à Kaboul. Leur tâche n'en est plus une de combat, mais de formation auprès des militaires et policiers afghans.

Depuis que le Canada a officiellement mis fin à sa mission de combat 1er juillet 2011, des contingents de soldats se succèdent afin d'assurer la formation des Forces nationales de sécurité de l'Afghanistan (FNSA).

Pour la capitaine Ingrid Walker qui agira à titre de mentor auprès de la police frontalière, il est essentiel de nouer de bonnes relations. « On essaie d'aider nos homologues afghans à trouver des solutions afghanes pour leurs problèmes. En même temps, nous offrons notre expertise canadienne, mais c'est toujours dans un contexte de respect pour leur culture », dit-elle.

La transition vers la prise de responsabilité de la sécurité par le gouvernement afghan doit se faire faire d'ici 2014.

Pour atteindre cet objectif, l'Afghanistan doit augmenter la compétence et le nombre d'agents de l'Armée nationale afghane (ANA) et de la Police nationale afghane. Les militaires canadiens reviendront au pays en juin 2013.

Ce départ du contingent canadien survient au moment où les Forces canadiennes enquêtent sur des soldats canadiens à propos d'une vidéo à caractère raciste visant les musulmans.

Ramener l'équipement militaire

Les Forces canadiennes doivent aussi maintenant s'affairer à rapatrier l'équipement qui a servi à faire la guerre aux talibans pendant dix ans. Le brigadier général de la base militaire de Valcartier, Richard Giguère, explique que l'opération est complexe. Les armes, les hélicoptères et les chars d'assaut coûteront chers à ramener au pays. « Écouter l'Afghanistan ce n'est pas à la porte aussi. Il faut regarder les moyens de transport qu'on peut utiliser pour rapatrier l'équipement, parfois c'est aérien, parfois par bateau », explique-t-il.

Selon la Presse canadienne, le retour des équipements militaires au Canada coûtera près de 650 millions de dollars. Ce chiffre n'inclut pas les salaires des militaires qui seront affectés à cette tâche.

Le rapport officiel des Forces canadiennes sur les coûts de l'opération sera déposé dans quelques semaines à la Chambre des communes à Ottawa.

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