L'usine de transformation de poissons et de fruits de mer Pêcheries GEM, à Saint-Simon, au Nouveau-Brunswick, lutte pour sa survie.

L'entreprise s'est placée sous la protection de la loi sur la faillite et l'insolvabilité. Elle a accumulé des dettes de près de 7 millions de dollars, selon le syndic Stéphane Gauvin, de la firme Raymond Chabot, qui s'occupe du dossier:

Pêcheries GEM emploie de 125 à 200 personnes. Elle se distingue des autres usines de la région parce qu'elle est ouverte pendant une dizaine de mois par année. On y transforme une variété de poissons et de fruits de mer, dont du homard, du concombre de mer, du hareng.

Depuis un certain temps, selon des employés, l'usine tourne au ralenti. Pour l'entreprise, les prochaines étapes seront cruciales. « La compagnie à 30 jours pour faire une proposition. Elle peut s'adresser au tribunal pour obtenir certains délais. Il y aura une rencontre avec les créanciers qui auront à se prononcer sur la proposition », explique Stéphane Gauvin.

Pêcheries GEM a déjà trouvé des solutions inhabituelles ou originales pour résoudre des difficultés. Par exemple, pour remédier au manque de main-d'oeuvre, elle a attiré des travailleuses de l'Afrique, puis du Vietnam.

Il n'a pas été possible de parler au président de l'entreprise, Roger Foulem. Il est parti en Chine où il vérifie l'intérêt des Asiatiques pour le homard.