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08/11/2012 04:18 EST | Actualisé 07/01/2013 05:12 EST

Les employés de la Ville de Montréal demandent la clémence des citoyens

Le directeur général de la Ville de Montréal, Guy Hébert, des syndicats et des associations professionnelles représentant les milliers d'employés municipaux ont lancé un appel à la clémence des citoyens, dans la foulée les révélations-chocs faites à la commission Charbonneau.

« Tout comme vous, nous sommes citoyens et payeurs de taxes et à ce titre, nous voulons une gestion saine, honnête, intègre et efficace des fonds publics », font-ils valoir dans une lettre ouverte publiée jeudi matin.

Les employés municipaux disent subir les contrecoups des « gestes répréhensibles posés par quelques personnes », une remarque visant notamment les ex-ingénieurs Gilles Surprenant et Luc Leclerc.

Au cours des dernières semaines, les deux hommes ont admis avoir été corrompus par des entrepreneurs en construction.

Dans une entrevue accordée à Radio-Canada, le président du syndicat des cols bleus, Michel Parent, précise que les employés municipaux sont touchés dans leur quotidien, « parce qu'ils reçoivent des commentaires désobligeants de certains citoyens ».

Dans leur lettre, les employés municipaux disent comprendre « l'inquiétude de la population » dans la foulée des témoignages entendus à la commission Charbonneau, mais plaident que « la Ville de Montréal est une organisation où travaillent des gens dévoués, honnêtes et compétents ».

« Nous sommes ces employés que vous croisez probablement tous les jours : des cols bleus et cols blancs, des professionnels, des agents d'information, des bibliothécaires, des techniciens, des secrétaires, des directeurs de service, des pompiers, des gestionnaires », peut-on encore lire dans la lettre.

Les employés municipaux soutiennent en outre que leur engagement envers les citoyens est « sans réserve » et qu'ils appuient « les mesures prises et celles à venir pour améliorer la gestion des contrats donnés par la Ville ».

Michel Parent affirme par ailleurs que la situation actuelle a entraîné « une crise de crédibilité à l'hôtel de ville » et que les allégations lancées devant la commission Charbonneau ralentissent des projets.

« On ne peut pas se permettre que La Ville de Montréal fonctionne au ralenti. Il faut que la Ville de Montréal revienne sur ses rails le plus rapidement possible et qu'on fonctionne à plein régime », affirme-t-il.

Outre MM. Hébert et Parent, la lettre ouverte a été signée par les présidents de l'Association des pompiers, de l'Association des cadres municipaux, de l'Association des contremaîtres municipaux, du Syndicat des fonctionnaires municipaux, du Syndicat des professionnels municipaux, du Syndicat professionnel des scientifiques à pratique exclusive, du Syndicat des employés professionnels et de bureau et du Syndicat des architectes de la Ville de Montréal.

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