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08/11/2012 07:07 EST | Actualisé 08/01/2013 05:12 EST

La politique d'Obama envers l'Iran "différente" de celle d'Israël (rapport officiel iranien)

La position de l'administration américaine de Barack Obama sur l'Iran est "différente" de celle d'Israël, et plus souple que celle des pays européens, selon une analyse publiée sur le site du ministère iranien du Renseignement tranchant avec la rhétorique habituelle du régime.

"La politique du Parti républicain (américain à l'égard de l'Iran) est une politique de confrontation (...) très proche de la politique des sionistes", alors que "la position du parti démocrate est toute différente", estime cette analyse présentée comme un "rapport du ministère du Renseignement sur l'élection présidentielle américaine".

"Même s'ils ont mené beaucoup d'actions hostiles contre le peuple iranien et affirment que toutes les options sont sur la table (NDLR: pour empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire), dans les faits les démocrates espèrent que la diplomatie fonctionnera parallèlement aux sanctions économiques" pour régler la question du nucléaire iranien, explique ce document apparemment élaboré peu avant la réélection du président Barack Obama le 6 novembre.

Et bien qu'Israël ait exercé "beaucoup de pression" sur l'administration démocrate américaine, "la politique du gouvernement d'Obama est différente de celle du régime sioniste", conclut le document en soulignant la "discorde ouverte" entre le président américain et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à propos de l'Iran.

Cette analyse estime par ailleurs que l'administration Obama a une approche plus modérée que celle de l'Union européenne sur la question des sanctions.

"Bien que les Américains aient adopté unilatéralement des sanctions très dures contre l'Iran, ils sont en arrière par rapport aux Européens", note le texte.

Cette analyse prend à contre-pied le discours officiel des dirigeants et des médias iraniens, qui ont dénoncé quotidiennement tout au long du premier mandat de Barack Obama une collusion entre la politique des Etats-Unis et celle d'Israël pour tenter d'affaiblir et renverser la République islamique.

Téhéran affecte par ailleurs toujours de considérer que les pays européens sont plus ouverts à l'égard de l'Iran que Washington, et qu'un dialogue demeure possible avec eux contrairement au "Grand Satan" américain stigmatisé, avec Israël, à longueur de discours et de slogans.

sgh-lma/cco

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