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08/11/2012 01:38 EST | Actualisé 07/01/2013 05:12 EST

HRW appelle Manama à revenir sur le retrait de nationalité de 31 Bahreïnis

Human Rights Watch (HRW) a appelé jeudi Manama a revenir sur sa décision de déchoir de leur nationalité 31 Bahreïnis pour "atteinte à la sûreté de l'Etat", prise en "violation" du droit international, selon cette ONG.

"La décision sommaire de retirer leur nationalité à 31 citoyens bahreïnis semble ignorer complètement leurs droits fondamentaux", a déploré Joe Stork, directeur adjoint de l'ONG pour le Moyen-Orient, en exhortant Manama de "revenir immédiatement" sur sa décision.

"Le retrait de la nationalité sans procédure (judiciaire) viole les droits des ces citoyens bahreïnis en vertu du droit international", ajoute HRW dans un communiqué.

La déclaration universelle des droits de l'Homme stipule que "toute personne a le droit à une nationalité" et que "personne ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité", rappelle l'ONG.

Mercredi, le ministère bahreïni de l'Intérieur a annoncé avoir déchu de leur nationalité 31 militants chiites, dont deux ex-députés, pour "atteinte à la sûreté de l'Etat" au moment où le pays est secoué par un mouvement de contestation, animé par des chiites.

Seuls six de ces 31 militants ont une autre nationalité, indique HRW déplorant que la plupart des personnes touchées par la décision ministérielle "seront des apatrides".

Amnesty International avait pour sa part appelé mercredi les autorités à revenir sur cette mesure "effrayante", motivée selon elle par "les convictions politiques des victimes", soulignant dans un communiqué que "toute privation arbitraire de la nationalité est interdite par la loi internationale".

Bahreïn, petit royaume du Golfe à majorité chiite dirigé par une dynastie sunnite, est secoué depuis février 2011 par un mouvement de contestation, animé par des chiites qui réclament une monarchie constitutionnelle avec un Premier ministre issu de la majorité parlementaire.

bur/tm/cco

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