NOUVELLES
07/11/2012 04:36 EST | Actualisé 07/01/2013 05:12 EST

USA: les élus républicains se disent "prêts à travailler" avec Obama

Les élus républicains à la Chambre des représentants sont "prêts à travailler" avec le président américain réélu Barack Obama pour s'attaquer notamment au "mur budgétaire" qui se profile dans le pays, a affirmé mercredi leur chef de file John Boehner.

"Monsieur le président, la majorité républicaine (...) est prête à travailler avec vous pour faire ce qui est bon pour notre pays", a déclaré le président de la Chambre lors d'une allocution, énumérant plusieurs défis auxquels les Etats-Unis font face et notamment le "mur budgétaire".

Sans accord au Congrès, divisé entre républicains et démocrates, les Etats-Unis seront soumis début 2013 à une cure de rigueur forcée, marquée par une hausse d'impôts et des coupes sombres dans les dépenses publiques, menaçant de faire replonger le pays en récession.

"Ce que nous pouvons faire, c'est éviter le mur budgétaire en posant les bases des grands remèdes qui devront être déployés en 2013 pour commencer à régler ce problème", a ajouté M. Boehner, sans donner plus de précisions.

"Cela va prendre du temps" mais "nous voulons que réussissiez", a-t-il lancé à l'adresse de M. Obama, réélu mardi après s'être engagé dans sa campagne à augmenter les impôts pour les hauts revenus.

Dans son allocution, M. Boehner a répété que des taux d'imposition plus élevés "n'aideraient pas à régler le problème" de la croissance américaine.

Il affirme toutefois ne pas être opposé à augmenter les "ressources" de l'Etat, ce qui pourrait passer par la suppression de certaines niches fiscales.

"Les républicains ont exprimé leur volonté d'accepter une hausse des ressources (de l'Etat) à condition qu'elles proviennent de la croissance et des réformes. Commençons la discussion sur ces bases", a indiqué M. Boehner, là encore sans donner plus de précisions.

A l'issue des élections de mardi, les républicains ont conservé leur majorité à la Chambre des représentants tandis que les démocrates ont gardé la main sur le Sénat.

jt/sl/lor

PLUS:afp