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07/11/2012 05:16 EST | Actualisé 07/01/2013 05:12 EST

Pétrole: ExxonMobil veut vendre ses parts dans un champ du sud de l'Irak (Bagdad)

La société pétrolière américaine ExxonMobil compte vendre les parts qu'elle détient dans l'exploitation d'un champ pétrolier du sud de l'Irak, lui préférant un contrat controversé passé avec le Kurdistan, a annoncé un responsable du ministère irakien du Pétrole mercredi.

Le géant américain a maille à partir avec le gouvernement fédéral irakien depuis plusieurs mois, en raison précisément des contrats pétroliers signés avec la région autonome du Kurdistan (nord) sans l'approbation de Bagdad.

"ExxonMobil souhaite vendre tout ou une partie de ses parts à d'autres sociétés et se désengager", a indiqué Abdel Mehdi al-Amidi, chef des services chargés d'attribuer les contrats au sein du ministère du Pétrole.

"ExxonMobil a envoyé à la (société publique) South Oil Company un message flou concernant des négociations en cours avec d'autres sociétés" afin de vendre ses parts dans le champ West Qurna 1, au sud du pays, a-t-il souligné.

Mais, lorsqu'on lui a demandé si le gouvernement irakien avait répondu à ExxonMobil, M. Amidi n'a pas souhaité répondre.

La société s'était alliée à l'anglo-néerlandais Shell en janvier 2010 pour exploiter le champ en question --deuxième du pays par ses réserves--, censé renfermer quelque 8,5 milliards de barils de pétrole.

En octobre 2011, ExxonMobil avait signé un contrat d'exploration avec la région autonome du Kurdistan irakien, sans toutefois solliciter l'approbation de Bagdad.

Plusieurs dizaines de contrats pétroliers ont d'ailleurs été signés par le Kurdistan avec des sociétés étrangères sans l'aval du gouvernement central. Ce dernier considère comme illégal tout contrat conclu en dehors de ce circuit.

En août, Bagdad avait posé un ultimatum au français Total, sommé de rompre ses liens avec le Kurdistan ou de vendre ses parts dans un champ pétrolier. Et en juillet, le gouvernement avait annoncé que Chevron ne pourrait plus travailler en Irak (en dehors du Kurdistan) car il avait acquis sans son approbation deux permis pétroliers dans la région autonome. Bagdad avait menacé ExxonMobil de représailles similaires.

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