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07/11/2012 01:08 EST | Actualisé 07/01/2013 05:12 EST

Obama toujours le chéri de ces dames, qui font une entrée remarquée au Sénat

Barack Obama est resté mardi le candidat préféré des électrices, très courtisées pendant la campagne, les femmes enregistrant des avancées importantes, renforçant notamment leur présence au Sénat, où des républicains aux propos contestés sur le viol ont été battus.

55% des femmes ont voté mardi pour le président démocrate sortant, contre 44% pour le républicain Mitt Romney, selon des premiers sondages sortis des urnes publiés par des médias américains. Soit à peu près autant qu'en 2008, quand 56% des femmes avaient choisi Obama.

Dans la plupart des Etats clés, Obama est en tête de 13 points parmi les femmes, quand Romney a 10 points d'avance parmi les hommes, selon CNN.

L'électorat féminin avait été particulièrement choyé par les deux candidats à la Maison Blanche, engagés dans une bataille très serrée.

Les femmes représentent non seulement 53% des électeurs, mais elles votent aussi en plus grand nombre que les hommes et constituent une plus large part d'électeurs indécis --et par conséquent clés.

Signe de l'importance de cet électorat pour les démocrates, ces derniers avaient rendu publique en fin de campagne une vidéo très allusive, destinée aux jeunes femmes votant pour la première fois. Lena Dunham, créatrice de la série télévisée "Girls", y comparait le président à l'homme idéal "qui comprend et prend soin des femmes".

Si les femmes n'ont pas marqué davantage leur préférence pour le camp démocrate par rapport à 2008, elles ont en revanche fait une entrée remarquée au Sénat, qui a été renouvelé d'un tiers mardi et où les démocrates ont conservé leur majorité.

Le Sénat devrait compter un nombre record de femmes, qui étaient 19 élues mercredi matin, un record par rapport aux 17 élues en 2010, a décompté la chaîne NBC. Elles n'étaient que 2 sénatrices en 1991. Le nombre de sénatrices pourrait pourrait meme passer à 23, avançait le New Yorker, alors que plusieurs figures féminines marquantes ont été élues à la chambre haute.

La démocrate Elizabeth Warren, professeur à l'université d'Harvard et bête noire de Wall Street, qui a oeuvré en faveur des consommateurs, a détrôné le républicain Scott Brown de son siège dans le Massachusetts (nord-est), longtemps détenu par un membre de la dynastie Kennedy, le démocrate Ted, décédé en 2009.

Les Américains ont aussi élu au Sénat, une assemblée plus traditionnelle que la Chambre des représentants, une première femme ouvertement homosexuelle en la personne de Tammy Baldwin, dans le Wisconsin (nord).

L'Etat d'Hawaï, où Obama a passé une partie de son enfance, a élu pour la première fois une femme au Sénat, la démocrate Mazie Hirono, qui a écrasé, avec 63% des voix, l'ancienne gouverneur Linda Lingle.

Les élections législatives ont également été marquées par la défaite au sein de cette prestigieuse assemblée de républicains proches du courant ultraconservateur Tea Party, qui avaient tenu des propos très controversés sur le viol.

Richard Mourdock, qui avait suscité un tollé en déclarant fin octobre qu'une grossesse due à un viol était le signe de la "volonté de Dieu", a été battu dans l'Indiana (nord) par le démocrate Joe Donnelly.

Ses propos avaient été désavoués par Mitt Romney qui avait néanmoins continué à le soutenir. A l'inverse, il avait retiré son soutien à un autre ultra-conservateur du Missouri (nord), Todd Akin, quand ce dernier avait affirmé fin août qu'une femme victime d'un "véritable viol" tombait rarement enceinte.

Le républicain, qui s'était maintenu dans la course malgré l'avis contraire de son parti, a été battu mardi par la sénatrice démocrate sortante, Claire MacCaskill.

Sur un autre thème qui touche les femmes, les électeurs de la Floride (sud-est), un Etat gouverné par les républicains, ont rejeté mardi un référendum qui visait à interdire le financement public de l'avortement.

Après avoir été favorable à l'interruption volontaire de grosse quand il dirigeait le Massachusets, Mitt Romney avait durci sa position pendant la campagne en s'y déclarant hostile, sauf en cas de viol et d'inceste, puis avait tenté un recentrage en fin de campagne.

bur-are/rap

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