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07/11/2012 02:43 EST | Actualisé 06/01/2013 05:12 EST

Netanyahu félicite Obama, les médias israéliens s'attendent à des tensions

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a félicité mercredi le président américain Barack Obama pour sa victoire, en affirmant que l'alliance stratégique entre Israël et les Etats-Unis "est plus forte que jamais".

"Je vais continuer à travailler avec le président Obama pour assurer les intérêts vitaux de la sécurité des Etats-Unis et d'Israël", a promis dans un communiqué M. Netanyahu, dont les relations avec le président américain réélu sont notoirement tendues.

Le ministre de la Défense, Ehud Barak, cité par la radio militaire, a pour sa part affirmé qu'il n'éprouvait "aucun doute" sur le fait que le président Obama "va poursuivre sa politique fondée sur un soutien à Israël".

"Je suis confiant dans la possibilité de surmonter les différences dans les positions des deux pays si elles apparaissent", a estimé M. Barak.

Le vice-Premier ministre israélien Sylvan Shalom a également affirmé à la radio publique que "toutes les administrations américaines sont en faveur d'Israël tant sur le plan politique, sécuritaire ou économique car nous avons des intérêts et des valeurs en commun. Barack Obama a été avec nous dans les moments les plus sensibles".

"Ceux qui affirment que cela va être dur et qu'il y aura une confrontation durant le deuxième mandat de Barack Obama se trompent", a ajouté M. Shalom.

M. Shalom a toutefois admis qu'il existait un "écart" entre les deux pays sur le "calendrier" concernant la manière dont devait être géré le dossier nucléaire iranien.

En septembre, M. Netanyahu avait réclamé avec insistance à la Maison Blanche d'imposer à Téhéran "des lignes rouges claires" à ne pas dépasser dans son programme nucléaire, en menaçant de frapper préventivement les installations atomiques iraniennes.

Toutefois, il s'est heurté à un refus du président Obama --avec lequel il a entretenu des relations très fraîches-- qui, comme le reste de la communauté internationale, privilégie à ce stade un durcissement des sanctions contre l'Iran.

Le député de l'opposition travailliste Avishaï Braverman, a, en revanche, critiqué M. Netanyahu en l'accusant d'avoir "pendant trois an commis l'erreur de soutenir la droite extrémiste républicaine (le parti de Mitt Romney) en vue de faire tomber Barack Obama".

La commentatrice de la radio militaire Ilil Shahar a également estimé que le Premier ministre risquait de payer le prix de son soutien à Mitt Romney en prévoyant que les pressions exercées par Barack Obama sur Israël ont "toutes chances de ne pas être modérées".

Selon elle, des "divergences profondes" séparent les deux hommes notamment sur l'Iran et le dossier du processus de paix avec les Palestiniens, gelé depuis plus de deux ans. "Le président devrait faire pression en faveur d'un ralentissement de la construction dans les colonies israéliennes afin de pouvoir relancer les discussions avec Mahmoud Abbas, le président palestinien", a ajouté Ilil Shahar.

A l'approche des élections législatives, prévues en janvier, les autorités israéliennes ont multiplié récemment les annonces de construction de logements pour colons juifs à Jérusalem-Est, annexée comme en Cisjordanie occupée, malgré les réprobations internationales.

jlr/agr/feb

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