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07/11/2012 02:32 EST | Actualisé 06/01/2013 05:12 EST

L'opposition syrienne espère que la Syrie sera en tête des priorités d'Obama

Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition, a exprimé l'espoir de voir le président américain Barack Obama, réélu mercredi, placer la Syrie en tête des priorités de son nouveau mandat pour parvenir à une chute rapide du régime de Bachar Al-Assad.

"Nous espérons que le président Obama placera la Syrie parmi les priorités de sa politique étrangère, afin de pouvoir mettre un terme à la crise et réaliser les aspirations du peuple syrien à choisir son gouvernement et son président, tout comme le peuple américain l'a fait", a déclaré à l'AFP Radwane Ziadeh, directeur des relations internationales au CNS.

Barack Obama a remporté mardi l'élection présidentielle américaine face au républicain Mitt Romney, décrochant un second mandat à la tête de la première puissance mondiale.

Le président du CNS, Abdel Basset Seyda, a pour sa part exprimé l'espoir qu'avec la réélection du président Obama, l'administration américaine "traitera la crise syrienne avec sérieux et responsabilité afin de pouvoir arrêter les massacres et les destructions".

"Il est nécessaire de passer de l'étape de gestion de la crise à un règlement radical", a ajouté M. Seyda dans une déclaration à l'AFP, estimant que le conflit syrien menace "la sécurité et la stabilité dans la région tout entière".

"Nous espérons que la prochaine étape sera une période de coopération sérieuse avec la partie américaine" a encore dit le chef du CNS.

Les relations du CNS, longtemps considéré par la communauté internationale comme un "interlocuteur légitime", se sont récemment tendues avec l'administration américaine, qui lui reproche son manque de représentativité.

La secrétaire d'Etat Hillary Clinton l'a publiquement désavoué la semaine dernière, estimant que le CNS ne pouvait "plus être considéré comme le dirigeant visible de l'opposition" et a plaidé pour une nouvelle opposition "plus large", incluant des "Syriens de l'intérieur".

"Nous espérons que la nouvelle administration, que Mme Clinton soit maintenue ou pas, oeuvrera à aider l'opposition syrienne à réorganiser ses rangs et à constituer un gouvernement transitoire sur les territoires libérés", a déclaré M. Ziadeh.

Une délégation du CNS, réunie à Doha depuis dimanche pour renouveler ses instances, s'est entretenue mardi soir dans la capitale qatarie avec Beth Jones, secrétaire d'Etat adjoint américaine pour le Proche-Orient, et Robert Ford, ambassadeur américain en Syrie, qui a quitté Damas en octobre 2011.

"L'entretien a été bon", s'est borné à déclarer M. Seyda.

De son côté, Georges Sabra, membre dirigeant du SNC, a affirmé que les responsables américains avaient évoqué la nécessité de "constituer une instance unifiée pour l'opposition syrienne" mais souligné qu'ils refusaient "de fournir des armes" à l'Armée syrienne libre (ASL).

La réunion du CNS à Doha doit être suivie jeudi par une conférence élargie à d'autres composantes de l'opposition syrienne, sur la base d'une initiative présentée par l'opposant Riad Seif et soutenue par les Etats-Unis.

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