NOUVELLES
07/11/2012 08:37 EST | Actualisé 07/01/2013 05:12 EST

Le CNS choisit sa nouvelle direction, à la veille d'une réunion cruciale

Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition syrienne, élisait mercredi à Doha sa nouvelle direction, qui devra le représenter jeudi à une réunion cruciale élargie à d'autres groupes d'opposants.

Le nouveau secrétariat général de 40 membres devra à son tour choisir mercredi soir un président pour remplacer Abdel Basset Seyda, désigné en juin.

Dans un grand hôtel de la capitale du Qatar, les quelque 400 délégués du CNS votaient parmi 29 listes représentant différents groupes politiques, allant des laïcs aux Frères musulmans, ainsi que des minorités, comme les Assyriens et les Kurdes, des tribus et les différentes régions syriennes.

Ces élections couronnent le processus d'élargissement du CNS entamé dimanche à Doha, en vertu duquel 200 nouveaux membres ont rejoint le comité général.

Rapidement considéré par la communauté internationale comme un "interlocuteur légitime" après sa création officielle en octobre 2011, le CNS a ensuite fait l'objet de vives critiques pour son manque de représentativité.

La semaine dernière, l'administration américaine a estimé qu'il ne pouvait plus représenter l'opposition syrienne, en particulier en raison de son manque d'ouverture aux Syriens de l'intérieur.

Les assises du CNS se tiennent à la veille d'une réunion jeudi à Doha d'opposants syriens qui doivent débattre de l'initiative d'unification --appuyée par les Etats-Unis -- lancée par l'ancien député Riad Seif.

M. Seif, lui-même membre du CNS, a présenté mardi soir son initiative lors d'une réunion à huis clos qui a connu des débats houleux, selon des participants, la plupart des membres du CNS s'y opposant.

Riad Seif propose la création d'une nouvelle instance rassemblant les différentes composantes de l'opposition, baptisée "Comité de l'initiative nationale syrienne".

Son plan vise à "soutenir l'Armée syrienne libre (ASL), administrer les zones libérées, créer un fonds de soutien du peuple syrien, et garantir une reconnaissance internationale", selon son texte.

"Nous participerons à la réunion de jeudi pour discuter de la réunification de l'opposition syrienne, mais nous refusons toute formule qui nous serait imposée", a affirmé mercredi à l'AFP Bourhan Ghalioun, ancien président du CNS.

at-fb/fc

PLUS:afp