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06/11/2012 04:26 EST | Actualisé 05/01/2013 05:12 EST

Yémen: des miliciens assiègent le domicile d'un chef tribal lié à Al-Qaïda

Des centaines de supplétifs de l'armée yéménite assiégeaient mardi dans le sud du Yémen le domicile d'un chef tribal soupçonné de liens avec Al-Qaïda, Tarek al-Fadhli, dont ils réclament la reddition, a indiqué un responsable de ces supplétifs.

Tarek al-Fadhli, un ex-jihadiste et chef de guerre, "doit se rendre en vertu d'un mandat d'amener émis le mois dernier par le procureur général pour ses menaces de liquider les dirigeants du parti socialiste yéménite (PSY)", qui participe au gouvernement, a déclaré à l'AFP le responsable, Hussein al-Wahichi.

Des dizaines d'hommes armés, membres des "Comités de résistance populaire", des supplétifs de l'armée, assiègent depuis lundi soir la maison de cheikh Fadhli à Zinjibar, chef-lieu de la province d'Abyane, et lui "ont fixé un ultimatum expirant mardi soir pour sa reddition", a-t-il ajouté.

"Il travaille pour Al-Qaïda. C'était lui qui avait permis à Al-Qaïda de prendre les villes d'Abyane", dont Zinjibar, que le réseau extrémiste avait contrôlées pendant un an avant d'en être chassé en juin par l'armée, soutenue par les Comités de résistance populaire, selon lui.

Tarek al-Fadhli, fils de l'ancien sultan d'Abyane du temps du protectorat britannique, est un ex-jihadiste accusé par les autorités de liens avec Al-Qaïda et de soutien au Mouvement sudiste, un groupe qui prône une sécession du sud du Yémen, un Etat indépendant jusqu'en 1990.

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