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06/11/2012 11:48 EST | Actualisé 06/01/2013 05:12 EST

Une mission européenne de soutien à Bamako évoquée à Alger (UE)

L'idée d'envoyer une mission européenne à Bamako fait partie des possibilités évoquées mardi à Alger par la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, pour soutenir les autorités maliennes, a-t-on appris de source européenne.

Mme Ashton a discuté de la situation au Mali avec le ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci, et celui délégué aux affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel.

L'Union européenne soutient les efforts africains en cours, dont ceux de l'organisation ouest-africaine Cédéao, pour aider le Mali à reprendre le contrôle du Nord, coupé du pays depuis sept mois et occupé par des groupes islamistes armés qui y appliquent brutalement la charia, a déclaré par téléphone à l'AFP le porte-parole de Mme Ashton, Michael Mann.

"Envoyer une mission de soutien sur place fait partie des possibilités envisagées", a expliqué M. Mann sans donner de détails.

Une délégation d'Ansar Dine, organisation de Maliens alliés dans le Nord avec les groupes étrangers d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et du Mouvement pour l'unicité et le Jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), est actuellement à Alger.

Une source proche de cette délégation a indiqué mardi à l'AFP qu'Ansar Dine était prêt à "négocier" directement avec Bamako, tout en affirmant n'avoir rien à voir avec "le terrorisme".

Dans le même temps, une autre délégation d'Ansar Dine présente à Ouagadougou devait y rencontrer président burkinabé Blaise Compaoré, médiateur dans la crise malienne au nom de la Cédéao.

L'Algérie, qui partage une frontière de quelque 1.400 km avec le Mali, est une puissance régionale incontournable dans la résolution du conflit malien.

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton est venue s'entretenir de cette question le 30 octobre à Alger avec le président Abdelaziz Bouteflika, qui plaide pour une solution négociée entre Bamako et une partie des islamistes qui occupent le nord du Mali, mais n'écarte pas une intervention militaire.

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