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06/11/2012 05:48 EST | Actualisé 06/01/2013 05:12 EST

Raids aériens et voitures piégées près de Damas, des blessés (ONG)

Deux voitures piégées ont explosé mardi près de Damas, faisant des blessés, tandis que l'aviation bombardait une autre banlieue de la capitale, au lendemain d'une journée particulièrement meurtrière, avec près de 250 morts, selon une ONG syrienne.

Mardi matin, une voiture piégée a explosé à Sayeda Zeinab, dans la banlieue sud de Damas, faisant des dégâts matériels. Dans la nuit, un premier véhicule bourré d'explosif avait explosé dans la ville de Mouadamiya, près de Damas, faisant des blessés et d'importants dégâts matériels, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Dans le même temps, toujours à Mouadamiya, cette organisation a fait état de tirs et de bombardements de l'armée ayant fait des blessés, dont certains dans un état critique.

Dans la matinée, les avions de combat du régime ont entamé des raids au-dessus de Douma, à 13 kilomètres au nord-est de la capitale, larguant deux bombes sur des bâtiments, poursuit l'OSDH, qui fait état de morts et de blessés, ainsi que de nouveaux raids sur plusieurs villes et villages de la Ghouta orientale.

Dans la capitale, les forces du régime ont mené des perquisitions dans le quartier de Kafar Soussé, alors que des tirs étaient entendus dans ceux de Midane et de Tadamoun.

Une source de sécurité a affirmé à l'AFP que les rebelles avaient tenté, en vain, de lancer une vaste offensive sur la capitale ces dernières 48 heures. Seuls quelques-uns se sont infiltrés à Tadamoun, où les forces régulières les poursuivaient.

Selon les Comités locaux de coordination (LCC), qui regroupent des militants sur le terrain, des affrontements étaient en cours à Tadamoun où l'électricité avait été coupée.

A Alep (nord), deux rebelles ont péri dans des combats contre les forces régulières, et des bombardements ont été signalés dans deux villages, selon l'OSDH, basé en Grande-Bretagne.

A Idleb (nord ouest), les villages de Jabal al-Zaouia ont été bombardés, et des maisons détruites.

L'OSDH fait également état de violents bombardements de l'artillerie ou par des chasseurs-bombardiers sur les provinces de Lattaquié (ouest), Homs (centre) où sept personnes dont une femme ont péri, Deir Ezzor (est) et de Qouneitra, proche du Golan occupé par Israël. L'Etat hébreu a annoncé qu'un de ses véhicules militaires avait été atteint par des balles perdues tirées depuis le secteur syrien du plateau.

Les violences ont déjà fait 14 morts mardi, 10 civils et 4 rebelles, selon l'OSDH, qui s'appuie sur un large réseau de militants et de sources médicales dans les hôpitaux civils et militaires à travers le pays.

Lundi, selon cette organisation, 247 personnes ont péri dans des violences à travers la Syrie, dont 93 soldats, 68 rebelles et 86 civils.

Il s'agit de la journée la plus sanglante depuis l'annonce, le 26 octobre par l'émissaire international Lakhdar Brahimi, d'une trêve qui n'a jamais été respectée.

La journée a été particulièrement meurtrière pour les forces pro-régime, dont 50 hommes ont été tués par un attentat suicide à la voiture piégée dans la province de Hama, dans le centre du pays.

En faisant exploser sa voiture, bourrée d'une tonne d'explosifs selon l'agence officielle Sana, le kamikaze a porté l'un des coups les plus rudes à l'armée depuis le début en mars 2011 d'une révolte populaire devenue conflit armé.

Un autre attentat a tué 13 civils lundi à Damas, dans le quartier de Mazzé qui abrite des ambassades et des locaux des services de sécurité, selon un bilan actualisé de l'OSDH.

Par ailleurs, 22 autres civils ont été fauchés par un raid aérien sur la localité de Kafr Nabal (nord-ouest).

Au total, en près de 20 mois, plus de 36.000 morts ont péri dans des violences en Syrie, selon l'OSDH.

sbh-rm/cnp

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