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06/11/2012 12:00 EST | Actualisé 06/01/2013 05:12 EST

Les Américains votent malgré le froid, l'ouragan et... les contractions

En Virginie, des centaines d'électeurs bravaient mardi le froid pour décider du prochain président des Etats-Unis. Près de New York, il fallait ignorer les traces de l'ouragan Sandy. Près de Chicago, une jeune femme a choisi de voter avant d'aller accoucher.

Et des milliers d'électeurs repartaient mardi en milieu de journée en arborant fièrement l'autocollant rond annonçant: "J'ai voté pour l'élection présidentielle 2012".

Dans la caserne des pompiers comme dans le hall de la mairie d'Alexandria (Virginie, est) transformés en bureau de vote, tous les électeurs étaient d'accord avec Kurt, le militaire en uniforme: "Ca va être une élection très serrée".

Dans la caserne de brique rouge, volontaires et agents municipaux s'activent à aider les électeurs, qui ont patiemment attendu dans le froid. "Les feuilles de vote sous les flèches rouges ! Vous prenez vos bulletins et vous les glissez sous les flèches rouges !", répète à l'envi Amanda, agent municipal, à chaque électeur qui attend patiemment son tour devant la machine à voter.

A l'extérieur, des dizaines de pancartes plantées sur les pelouses vantent les diverses candidatures, aux municipales ou aux sénatoriales. "Tout le monde est enthousiaste, quel que ce soit son camp!", assure Caitrin McCarron qui milite pour le parti républicain.

A la mairie de la ville, le rush du petit matin est terminé. Bernard McConnon, qui possède sa propre entreprise, vient de voter pour le républicain Mitt Romney: "Ce qui m'inquiète, ce sont ces dépenses publiques incontrôlées", dit-il.

Tristan Wright, 36 ans, conseiller dans une banque, veut "donner huit ans à Barack" Obama, dit-il, même si "ce qu'il a fait n'est pas parfait".

Vers 10H00, les militants de l'un ou l'autre camp sont presque plus nombreux que les électeurs. Maurice Josh arbore un T-Shirt Obama-Biden. Qui va gagner ? "Ca va être serré. Ca sera ... Non, je n'en sais rien, c'est si serré", dit-il.

A Hoboken, dans le New Jersey (nord-est), durement frappé par l'ouragan Sandy il y a une semaine, on râle: "C'est inacceptable, nous sommes là depuis 06H00", maugrée Adora Agim, une ingénieure de 38 ans, alors que le bureau ouvre avec 40 minutes de retard.

"Hier, quand j'ai appelé la mairie, ils m'ont dit d'aller dans mon bureau de vote habituel", explique-t-elle. Mais elle y a trouvé un écriteau sur la porte, disant que le bureau de vote avait été déplacé.

Le bureau de vote a été improvisé. Un bénévole présente ses excuses à la foule qui s'impatiente. "Excusez-nous pour l'état des locaux, mais il y a deux jours, ils étaient sous 60 cm d'eau !".

Agim, originaire du Nigeria, qui s'apprête à voter pour Obama, insiste sur l'importance de voter: "J'ai vécu dans un pays où votre vote ne compte pas".

John Margolis, un banquier de 46 ans qui pense voter Mitt Romney, vient de découvrir que la machine électronique qu'il devait utiliser ne fonctionne pas. Il faut à nouveau attendre. John reviendra plus tard.

"Je suis à 100% derrière Romney. Disons que je l'étais jusqu'à la semaine dernière", dit-il. Mais il a été impressionné par la réponse du gouvernement Obama à la tempête Sandy.

Près de Chicago, à Dolton (Illinois, nord), rien n'aurait pu empêcher Galicia Malone, 21 ans, de déposer son bulletin, même pas la naissance imminente de son premier bébé.

La jeune femme a ressenti ses premières contractions dans la nuit. Elles se sont accélérées au petit matin. "Je n'ai jamais voté de ma vie", a indiqué la jeune femme à la station de radio WBBM, "je voulais que ma fille en soit inspirée", dit-elle. En entrant dans le bureau de vote, "j'ai seulement pensé +lis (le bulletin) et respire, lis le bulletin et respire...+".

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