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06/11/2012 12:08 EST | Actualisé 06/01/2013 05:12 EST

Le gouvernement québécois salue la "sage" démission du maire de Montréal

La Première ministre du Québec Pauline Marois a salué mardi la "sage" décision du maire de Montréal Gérald Tremblay, qui a démissionné la veille alors qu'il était devenu évident qu'il avait pour le moins toléré pendant des années certaines pratiques dans ses services.

Mme Marois n'ayant fait qu'une très brève déclaration aux journalistes, la position de son cabinet a été présentée par deux ministres.

C'est "une décision sage et responsable, une décision que nous respectons", a dit le ministre des Affaires municipales Sylvain Gaudreault, avant de saluer "les nombreuses années d'engagement politique de Gérald Tremblay", citant notamment la mise en oeuvre de plusieurs grands projets à Montréal.

"C'est un mélange de soulagement et de tristesse", a résumé Jean-François Lisée, ministre des Relations internationales et ministre responsable de la Métropole.

"Soulagement, parce que la situation politique était intenable" et tristesse parce que "sa vie politique se termine comme cela", alors que le maire voulait "donner sa version des faits à la Commission Charbonneau", dont les audiences et leur lot de révélations ont conduit à sa démission.

"Il pourra le faire", a assuré M. Lisée.

Un conseil municipal extraordinaire se réunira la semaine prochaine pour choisir la personne devant assurer l'intérim à la tête de la ville jusqu'aux élections municipales en novembre 2013.

Si l'on votait une loi spéciale pour tenir rapidement une élection partielle à Montréal, le débat électoral porterait uniquement sur la question d'intégrité, alors que le gouvernement souhaite un débat serein plus vaste sur de nouveaux programmes pour l'avenir de Montréal, a expliqué M. Lisée.

En revanche, le gouvernement veut voter rapidement une loi sur les contrats publics censée réduire la corruption et les possibilités de détournements de fonds publics.

En annonçant sa sortie de la vie publique, M. Tremblay s'est présenté lundi soir comme une victime du scandale de corruption, rejetant formellement les accusations selon lesquelles il en était au courant depuis longtemps.

via/bdx

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