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06/11/2012 11:54 EST | Actualisé 06/01/2013 05:12 EST

Israël demande à l'ONU d'agir à la suite d'incidents sur le plateau du Golan

L'ambassadeur israélien à l'ONU Ron Prosor a envoyé mardi une lettre au Conseil de sécurité pour lui demander d'agir, à la suite d'incursions de l'armée syrienne dans la zone-tampon sur le plateau du Golan occupé par Israël.

Selon l'armée israélienne, un véhicule militaire israélien a été atteint lundi par des balles perdues tirées depuis le secteur syrien du plateau et le 3 novembre, trois chars syriens étaient entrés dans la zone démilitarisée entre les deux pays.

Ces incidents "représentent une dangereuse escalade qui pourrait avoir des implications importantes pour la sécurité et la stabilité de la région", souligne M. Prosor dans sa lettre.

Israël "fait preuve du maximum de retenue mais considère ces violations répétées par les forces syriennes de l'accord sur la zone de séparation avec une inquiétude extrême", a-t-il affirmé. Il a demandé au Conseil "d'agir sans délai pour éviter une escalade supplémentaire".

Selon la Force des Nations unies chargée d'observer le désengagement (FNUOD), la situation était "relativement calme" mardi sur le Golan, a indiqué le porte-parole de l'ONU Martin Nesirky. Mais les observateurs de l'ONU "n'ont pas constaté le départ des tanks" syriens qui s'étaient infiltrés le 3 novembre.

M. Nesirky a confirmé que les forces syriennes avaient tiré "sporadiquement" au mortier et au canon de char lundi sur des rebelles syriens et que ces tirs avaient franchi la ligne de cessez-le-feu "en deux occasions".

Le commandant de la FNUOD "reste en contact" avec les autorites syriennes et l'armée israélienne "pour éviter une escalade de la tension".

M. Nesirky a réaffirmé que "la présence de personnel militaire et les opérations militaires dans la zone de séparation constituaient une grave violation de l'accord de désengagement de 1974". Ces incidents "pourraient mettre en danger le cessez-le-feu" entre la Syrie et Israël ainsi que le personnel de l'ONU.

Israël est officiellement en état de guerre avec la Syrie. Malgré l'occupation et l'annexion par Israël d'une partie du Golan syrien, que la communauté internationale n'a pas reconnue, les deux pays n'y ont pas connu d'affrontement notable depuis la fin de la guerre israélo-arabe d'octobre 1973.

Depuis un accord conclu entre les deux pays en 1974, quelque 1.200 membres non armés de la FNUOD patrouillent dans la zone de séparation, d'une largeur de 3 à 6 km.

S'adressant à la presse après avoir rendu compte de la situation en Syrie au Conseil de sécurité, le secrétaire général adjoint aux affaires politiques de l'ONU, Jeffrey Feltman, a "rappelé au gouvernement syrien ses obligations aux termes de l'accord de désengagement".

"Nous constatons déjà les signes d'un débordement (du conflit syrien) au Liban, en Turquie et sur le Golan", a-t-il souligné.

avz/bdx/lor

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