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06/11/2012 11:45 EST | Actualisé 06/01/2013 05:12 EST

Egypte: la justice annule la suspension d'un rédacteur en chef

La justice administrative égyptienne a annulé mardi la suspension du rédacteur en chef d'un quotidien gouvernemental, décidée après la publication d'un article affirmant que les deux principaux ex-chefs militaires du pays étaient accusés de corruption.

Le tribunal a accepté le recours présenté par Gamal Abderrahim contre la décision du président du Conseil suprême de la presse Ahmed Fahmy --également président du Sénat dominé par les islamistes-- de le suspendre à la mi-octobre.

Le rédacteur en chef du quotidien Al-Gomhouriya avait accusé les Frères musulmans, dont est issu le président Mohamed Morsi, d'exploiter cette affaire pour "régler des comptes" avec lui.

Le quotidien avait affirmé que le maréchal Hussein Tantaoui, chef d'Etat de facto de l'Egypte pendant la période de transition, et son second, le général Sami Anan, étaient frappés d'une interdiction de quitter le territoire en raison d'accusations de corruption. L'information avait ensuite été officiellement démentie.

Le président Morsi, premier chef d'Etat islamiste et civil, avait réagi en disant "refuser totalement" ce qui avait été publié sur MM. Tantaoui et Anan, qu'il a mis à la retraite en août, mettant ainsi fin à la tutelle imposée par les militaires qui s'étaient octroyés le pouvoir législatif en juin.

Depuis l'arrivée de M. Morsi à la présidence, de nombreux journalistes égyptiens accusent les islamistes de chercher à contrôler les médias.

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