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06/11/2012 01:09 EST | Actualisé 06/01/2013 05:12 EST

Arafat: des responsables palestiniens doutent de l'ouverture de la tombe

De hauts responsables palestiniens ont émis mardi des doutes sur la légalité et la possibilité de l'ouverture de la tombe de Yasser Arafat à Ramallah pour réaliser des prélèvements sur sa dépouille par des équipes étrangères.

Les enquêteurs français chargés d'une instruction sur la mort du dirigeant palestinien historique, à la suite d'une plainte contre X pour assassinat déposée en France par sa veuve, Souha Arafat, et les experts d'un laboratoire suisse spécialisé sont attendus à Ramallah, en Cisjordanie, le 26 novembre.

"La partie française a présenté une demande d'ouverture de la tombe du défunt président Arafat pour recueillir des échantillons de sa dépouille afin de les examiner pour l'enquête judiciaire française sur sa mort", a déclaré à l'AFP un responsable palestinien proche du dossier, sous le couvert de l'anonymat.

"L'Autorité palestinienne veut un protocole d'accord palestino-français pour autoriser l'équipe d'enquête française à mener sa mission dans les Territoires palestiniens avec les citoyens palestiniens, parce c'est une question de souveraineté", a-t-il ajouté, affirmant que l'équipe française "refusait une enquête conjointe à laquelle aurait accès la partie palestinienne".

Le neveu de Yasser Arafat et président de la fondation éponyme, Nasser al-Qidwa, a également réitéré son "opposition de principe à l'ouverture de la tombe de Yasser Arafat pour prélever des échantillons, pour plusieurs raisons, notamment parce que des échantillons recueillis huit ans après pourraient ne pas être exploitables médicalement".

L'ouverture du mausolée "profanerait le caractère symbolique de Yasser Arafat", a affirmé à l'AFP M. Qidwa, excluant en conséquence "qu'elle puisse avoir lieu le 26 de ce mois", sans pour autant préciser quelles actions juridiques il prendrait si l'Autorité palestinienne passait outre.

"L'enquête doit s'inscrire dans un cadre juridique mixte palestino-français en vertu de protocoles d'accord, mais l'enquête d'une partie étrangère porterait atteinte à la souveraineté palestinienne, et je pense que tout Etat la refuserait, quelle que soit la partie extérieure", a ajouté M. Qidwa.

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