POLITIQUE
06/11/2012 07:10 EST | Actualisé 06/01/2013 05:12 EST

Un accord nucléaire permettra les exportations d'uranium canadien en Inde

CP

NEW DELHI - Un accord de coopération nucléaire qui permettra aux entreprises canadiennes d’exporter de l'uranium à destination de l’Inde a été négocié pour «atteindre tous nos objectifs en matière de non-prolifération», a indiqué mardi le premier ministre Stephen Harper.

M. Harper et son homologue indien, Manmohan Singh, ont annoncé l'aboutissement des négociations sur les détails techniques qui permettront la ratification d'un accord de coopération nucléaire.

M. Harper a déclaré à New Delhi qu'il s'agissait d'une entente très importante pour le développement du Canada.

Les négociations entre l'Inde et le Canada à propos des échanges nucléaires ont commencé en janvier 2009, mais elles ont évolué lentement depuis la visite en Inde de M. Harper en novembre 2009.

Un accord de coopération nucléaire a été signé en juin 2010, mais les détails de mise en oeuvre n'avaient toujours pas été déterminés.

Maintenant qu'elle a été ratifiée, l'entente devrait permettre de nouveaux échanges commerciaux d’une valeur de plusieurs millions de dollars entre les deux pays. Le gouvernement conservateur estime aussi que de nombreux emplois seront créés grâce à cet accord.

L’accord permet aux entreprises canadiennes d’exporter du matériel et des technologies nucléaires contrôlés. Il stipule aussi que les exportations canadiennes ne pourront servir qu’à des fins civiles et pacifiques.

Le directeur de l'Institut sur les politiques énergétiques et environnementales de l'Université Queen's, à Kingston en Ontario, Warren Mabee, affirme ne pas savoir ce qui a changé depuis deux ans, alors que les préoccupations au sujet des garanties de sécurité relatives aux armes nucléaires avaient bloqué les pourparlers.

Il est apparu mardi que le Canada n'a pas obtenu tous les pouvoirs de surveillance qu'il demandait initialement afin d'être en mesure de retracer l'utilisation de l'uranium canadien une fois celui-ci arrivé en Inde.

Au lieu de cela, l'accord assure que les matériaux seront seulement envoyés vers des «installations soumises à des mesures de contrôle appliquées par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA)», selon un document de référence.

«Nous ne supervisons pas, nous allons recevoir ces garanties de l'AIEA», a déclaré un porte-parole de la Commission canadienne de sûreté nucléaire, Aurèle Gervais, dans une entrevue accordée à La Presse Canadienne.

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