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05/11/2012 08:47 EST | Actualisé 05/01/2013 05:12 EST

Syrie: Lavrov accuse les pays soutenant les rebelles de choisir la violence

Le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a accusé lundi des pays alliés aux rebelles syriens de les encourager à la violence, plutôt que de faire pression sur eux pour les pousser à la négociation, lors d'une conférence de presse qui s'est tenue au Caire.

Les pays qui ont une influence sur les rebelles, dont quelques Etats arabes du Golfe et des puissances occidentales comme les Etats-Unis, devraient encourager "les rebelles à s'asseoir à la table des négociations", a affirmé M. Lavrov au cours d'une conférence de presse conjointe avec son homologue égyptien Mohammed Kamel Amr.

Au lieu de cela, "quelques uns" de ces pays préfèrent "réunir les rebelles non sur l'objectif de négociations, mais sur celui de la poursuite des combats" a-t-il poursuivi, selon un traducteur arabe de la conférence.

La Russie, alliée indéfectible du régime syrien, n'a aucune influence sur les rebelles, a-t-il rappelé.

Dans une interview publiée lundi par le quotidien officiel égyptien Al-Ahram, M. Lavrov a affirmé que son pays approvisionnait la Syrie en équipements de défense aérienne dans le respect du droit international.

L'aide militaire apportée par la Russie à la Syrie "a pour objectif de soutenir les capacités de défense aérienne syrienne face à des menaces extérieures, et non de soutenir (le président syrien) Bachar Al-Assad", a-t-il insisté.

Les contrats d'équipements signés avec la Syrie du temps de l'Union soviétique approchent de leur date d'expiration, a-t-il indiqué.

Mais le droit international interdit d'armer les rebelles qui ont pour objectif de renverser un Etat par la violence, a-t-il poursuivi ajoutant que "des partenaires étrangers fournissent à l'opposition armée différents types d'aide."

"Al-Qaïda est également en train de se battre en Syrie. Cela contraint l'Occident à envisager l'hypothèse que ce qu'il est en train d'envoyer de manière illégale en Syrie pourrait tomber entre de mauvaises mains", a-t-il estimé.

Selon M. Lavrov, l'émissaire international Lakhdar Brahimi, qu'il a rencontré dimanche, aurait eu plus de "chances de réussite", si tous les pays avaient fait pression à la fois sur le régime syrien et les rebelles pour les amener à arrêter les combats.

Après s'être entretenu dimanche soir avec M. Lavrov et M. Brahimi, le secrétaire général de la Ligue arabe Nabil Al-Arabi avait admis "qu'il n'y avait eu accord sur rien".

Plus de 36.000 personnes sont mortes en Syrie depuis le début du conflit en mars 2011, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), basé en Grande-Bretagne.

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