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05/11/2012 11:19 EST | Actualisé 05/01/2013 05:12 EST

Obama et Romney déploient toutes leurs énergies au dernier jour de la campagne

SANFORD, États-Unis - Barack Obama et Mitt Romney ont enchaîné les visites dans les États clés lundi, au dernier jour de la campagne présidentielle aux États-Unis, une élection qui s'annonce déjà comme l'une des plus serrées de l'histoire du pays.

Les deux candidats ont tenté de galvaniser les électeurs en mettant l'accent sur leur vision respective de l'avenir des États-Unis. L'électorat américain est profondément divisé et les sondages montrent que les deux candidats sont toujours au coude à coude dans les intentions de vote au niveau national.

Le président démocrate sortant et son adversaire républicain ont souligné lundi leurs désaccords sur le rôle du gouvernement dans la résolution des problèmes du pays, notamment un taux de chômage élevé et une dette astronomique. La vision opposée des deux candidats sur des dossiers sociaux comme le mariage gai ou l'avortement ont ajouté à l'atmosphère de division.

«Ce n'est pas seulement un choix entre deux candidats ou deux partis. C'est un choix entre deux visions», a déclaré Barack Obama devant une foule d'environ 20 000 personnes au Wisconsin.

«Le choix que nous ferons demain mènera à deux issues vraiment différentes», a affirmé Mitt Romney lors d'un rassemblement en Virginie.

La majorité des sondages menés dans les États pivots, en particulier l'Ohio, l'Iowa et le Wisconsin, indiquent que Barack Obama dispose d'une mince avance, ce qui devrait lui permettre d'obtenir plus facilement que son rival les 270 votes de grands électeurs requis pour remporter la présidence.

Aucun candidat républicain n'a été élu à la présidence sans remporter l'Ohio, un État industriel du Midwest qui a voté pour le vainqueur au cours des 12 dernières élections présidentielles aux États-Unis.

L'Ohio est le seul État qui a eu droit à la visite des deux candidats lundi. L'équipe de Mitt Romney a annoncé que le candidat républicain retournerait en Ohio mardi, jour du scrutin, pour un rassemblement dans la région de Cleveland. Il devrait aussi faire un arrêt mardi dans la région de Pittsburg.

Dans le système électoral américain, le vainqueur de la présidentielle n'est pas déterminé par le vote populaire, mais par le vote des États, qui détiennent un certain nombre de grands électeurs en fonction de leur représentation au Congrès. Les États pivots, ces États qui ne sont pas acquis à un camp ou à l'autre, sont particulièrement importants dans une course aussi disputée.

La course de 2012 est si serrée qu'elle pourrait donner lieu à une répétition du scénario catastrophe de 2000, quand George W. Bush avait remporté la majorité des grands électeurs, mais que le démocrate Al Gore avait obtenu une mince avance dans le vote populaire.

Les équipes des deux candidats affirment que le vainqueur de cette année sera déterminé par le camp qui aura réussi à mobiliser le plus d'électeurs le jour du vote.

Barack Obama a évoqué la possibilité d'une défaite lundi lors d'une entrevue à l'émission radiophonique The Rickey Smiley Morning Show, en appelant les électeurs à se rendre nombreux aux urnes. «Si nous ne nous mobilisons pas pour le vote, nous pourrions perdre les gains que nous avons faits» depuis quatre ans, a-t-il déclaré.

Le président a besoin de l'appui des électeurs noirs et hispaniques pour contrer l'avance de Mitt Romney chez les hommes blancs, mais son équipe sait bien que le sentiment d'écrire l'histoire en élisant un premier président noir en 2008 s'est estompé.

Les élections de mardi aux États-Unis mettent aussi en jeu le contrôle du Congrès, puisque tous les sièges de la Chambre des représentants et le tiers des sièges du Sénat seront soumis au vote. Les républicains devraient conserver le contrôle de la Chambre, tandis que les démocrates devraient maintenir de justesse leur majorité au Sénat. Le candidat qui remportera la Maison-Blanche devra donc faire face aux mêmes luttes partisanes qui ont plombé le premier mandat de Barack Obama.

Le dernier sondage national NBS/Wall Street Journal rendu public dimanche montre que Barack Obama bénéficie de l'appui de 48 pour cent des électeurs probables, contre 47 pour cent pour Mitt Romney. Le sondage comporte une marge d'erreur de 2,55 points de pourcentage.

Le dernier sondage national du Pew Research Center donne quant à lui une avance de trois points de pourcentage à Barack Obama, à 48 pour cent contre 45 parmi les électeurs probables. Ces résultats laissent penser que le président Obama pourrait avoir bénéficié de sa réponse à la tempête qui a frappé la côte Est la semaine dernière.

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