BIEN-ÊTRE
05/11/2012 03:54 EST | Actualisé 05/01/2013 05:12 EST

Maladie de Charcot : une molécule spécifique pourrait limiter les spasmes chez les malades

Des chercheurs de l'Inserm ont fait une découverte importante dans la sclérose latérale amyotrophique, également appelée maladie de Charcot. Publiés dans la revue Brain, leurs travaux pourraient à terme enrayer la spasticité musculaire chez les patients atteints de cette maladie.

La sclérose latérale amyotrophique est une maladie dégénérative qui affecte deux types de neurones : ceux qui régissent la contraction et l'étirement des muscles (motoneurones), et ceux qui permettent l'exécution d'un mouvement (neurones moteurs centraux). L'évolution de la maladie entraîne donc un dysfonctionnement des mouvements, de la marche ou encore du langage.

Jusqu'ici, les scientifiques établissaient un lien entre la survenue de spasmes et la disparition des neurones moteurs centraux, générée par la maladie de Charcot.

Les chercheurs de l'Inserm ont découvert une nouvelle piste, montrant que ces spasmes sont en réalité associés à la dégénérescence d'un autre type de neurones, censés produire de la sérotonine dans la moelle épinière.

Dans le même temps, les scientifiques ont mis en évidence que des molécules spécifiques "actives contre les récepteurs de la sérotonine" permettaient de supprimer les spasmes chez des souris atteintes de la maladie. Une découverte qui pourrait à terme limiter ce symptôme invalidant chez les personnes malades.