NOUVELLES
05/11/2012 06:36 EST | Actualisé 05/01/2013 05:12 EST

Ligue des champions - AC Milan: "Petit Pharaon" deviendra grand

Stephan El Shaarawy, tout juste 20 ans, porte déjà l'AC Milan sur ses épaules dans un début de saison difficile, et sera encore l'arme fatale des "Rossoneri" qui reçoivent Malaga mardi en 4e journée de la Ligue des champions, pour renverser une situation compromise.

Le "Petit Pharaon" a même peut-être sauvé la tête de son entraîneur: sans lui, Massimiliano Allegri aurait eu du mal à survivre à la crise de résultats des deux premiers mois, cinq défaites en huit matches de championnat!

Du haut de ses 8 buts, la nouvelle merveille de l'AC Milan contemple tous les autres grands buteurs de la Serie A, Edinson Cavani, Diego Milito (7 buts) ou Miroslav Klose (6 buts).

El Shaarawy est l'Ibrahimovic du "Milan de l'An Un", comme dit Adriano Galliani, l'administrateur délégué "rossonero", qui a annoncé lundi: "Il va bientôt prolonger jusqu'en 2018". Il a toutes les qualités: endurance (il parcourt des kilomètres pour faire le pressing) et pointe de vitesse, esprit de sacrifice (ballon sauvé sur la ligne contre Zenit Saint-Pétersbourg, tacle dans sa surface contre Palerme), et réussite.

Il joue en pleine confiance, à l'image de son but décisif contre le Zenit, enjolivé d'un grand pont, ou de l'égalisation à Palerme, où il finit par marquer au bout d'un match où il avait pourtant tout raté jusqu'alors.

"Ce n'est que le début, je dois continuer comme ça en championnat et en Ligue des champions", dit-il.

Pari gagné

Sa croissance a été savamment entretenue par Allegri, qui l'a utilisé avec parcimonie la saison dernière, et il lui en est reconnaissant

"Je suis à la disposition de l'entraîneur, assure le buteur, je peux faire l'arrière droit et l'attaquant! Ce qui compte, c'est de jouer. Je ne sens pas la responsabilité, je suis calme, je sens la confiance de mes coéquipiers".

Sa position favorite se trouve côté gauche, en 4-3-3 ou dans le 4-2-3-1 que devrait choisir Allegri contre Malaga. "Plus que deuxième attaquant, je préfère évoluer en trident parce que je peux partir des flancs, comme j'aime", dit-il.

Le jeune homme garde la tête sur les épaules, grâce à sa famille qui veille à le protéger. Son père le suit partout, et le "Pharaon" n'a pas négligé ses études, passant son bac économie l'an dernier.

Il joue aussi un rôle important dans le groupe: lors du réveil du Milan contre le Chievo Vérone (5-1), samedi, il a pensé à faire marquer Giampaolo Pazzini, à jeûn depuis le 1er septembre, alors qu'il était lui-même en bonne position.

Enfin El Shaarawy reste modeste, malgré son explosion. "Le départ d'+Ibra+ (au Paris SG, ndlr) m'a avantagé", admet-il.

Il a déjà gagné son pari engagé avec Massimo Ambrosini, qui lui avait promis de payer ses vacances d'hiver s'il marquait sept buts toutes compétitions confondues avant la trêve. Le capitaine a modifié le pari, puisqu'El Shaarawy en a rempli les critères deux mois avant le terme: à 10 buts, les vacances seront aux Caraïbes!

Le numéro 92 (son année de naissance) a même été couronné par un des mythes du club, Andriy Shevchenko. "Je trouve qu'il me ressemble beaucoup, juge l'Ukrainien. Il s'améliore match après match, et il a encore une grande marge de progression". Un "Pharaon" adoubé par un Tsar.

eba/gv/sk

PLUS:afp