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05/11/2012 07:24 EST | Actualisé 05/01/2013 05:12 EST

Canada: le maire de Montréal, soupçonné de corruption, démissionne

Le maire de Montréal Gérald Tremblay, mis en cause par un ancien cadre de son parti dans le financement illégal de sa formation, a annoncé lundi soir sa démission, en plein scandale de corruption dans l'octroi de contrats publics dans la métropole québécoise.

M. Tremblay, 70 ans, qui dirigeait la deuxième ville francophone du monde depuis 2001 et dont le présent mandat venait à échéance en novembre 2013, a fait cette annonce à son retour à l'hôtel de ville de Montréal, après quatre jours de repos et de réflexion.

"Ce soir, j'ai voulu m'adresser à vous directement, Montréalais et Montréalaise. J'aimerais vous dire qu'après 25 années au service de la collectivité, je quitte la vie publique", a déclaré M. Tremblay dans une allocution télévisée depuis la mairie.

Cette démission est une conséquence directe des révélations accablantes faites par des témoins à une commission d'enquête publique qui se penche sur la corruption dans l'octroi des contrats publics à Montréal et ailleurs au Québec.

La semaine dernière, un ancien cadre du parti du maire, Martin Dumont, avait accusé M. Tremblay d'avoir fermé les yeux sur le financement illégal de sa formation, qui aurait tenu une caisse noire alimentée notamment par des proches de la mafia sicilienne.

M. Tremblay a rejeté catégoriquement ces allégations.

"Jadis, mon père m'avait dit de ne jamais aller en politique, parce que c'était sale et qu'on allait me détruire. Mais ma passion et mon amour du Québec et de Montréal ont tracé la voie que je devais suivre. J'y ai consacré toute mon énergie et j'ai donné le meilleur de moi-même", a-t-il ajouté.

Cependant, a-t-il poursuivi, "on a trahi ma confiance, j'en assume l'entière responsabilité" en annonçant son départ et en promettant de laver sa réputation.

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