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05/11/2012 04:45 EST | Actualisé 05/01/2013 05:12 EST

Afghanistan: l'ONU décrète des sanctions contre le réseau Haqqani et son chef

Le Conseil de sécurité des Nations unies a décrété lundi des sanctions contre le réseau taliban Haqqani, basé au Pakistan et proche d'Al-Qaïda, et contre son chef Qari Zakir.

Haqqani et Qari Zakir, considéré comme le principal organisateur des attentats-suicides du groupe, ont été ajoutés à la liste noire du Comité des sanctions de l'ONU, deux mois après une décision similaire des Etats-Unis.

Les Etats membres de l'ONU ont l'obligation d'imposer aux entités et individus placés sur cette liste un gel des avoirs, un embargo sur les armes et une interdictin de voyager.

L'ambassadrice américaine à l'ONU Susan Rice s'est réjoui de cette décision. Dans un communiqué, elle a indiqué que Qari Zakir "avait été impliqué dans plusieurs des attentats suicides les plus importants" commis par Haqqani, dont les attaques contre l'Hôtel Intercontinental de Kaboul en juin 2011 (13 morts dont 11 civils) et l'ambassade américaine à Kaboul (16 morts afghans).

Washington avait placé le 8 septembre dernier Haqqani sur la liste noire des groupes "terroristes". Haqqani est la bête noire des Américains depuis un attentat suicide à Khost (est de l'Afghanistan) fin 2009 qui avait tué sept agents de la CIA.

Selon Mme Rice, "l'initiative prise aujourd'hui par le Conseil de sécurité renforce ces sanctions (américaines) et confirment la volonté de la communauté internationale de mettre fin à la capacité d'Haqqani de mener des attaques violentes en Afghanistan".

Le réseau Haqqani, fondé dans les années 1980 par Jalaluddin Haqqani pour lutter contre l'URSS en Afghanistan, est une faction des talibans afghans. Il est réputé proche d'Al-Qaïda et a mené de nombreuses attaques audacieuses en Afghanistan, certaines contre les Américains et l'Otan.

Ses membres ont trouvé refuge de l'autre côté de la frontière afghano-pakistanaise, dans les zones tribales du nord-ouest du Pakistan, mais Islamabad n'a jamais tenté de les déloger.

Cette décision pourrait embarrasser le Pakistan, qui fait actuellement partie du Conseil de sécurité comme membre non permanent. Le Conseil est présidé au mois de novembre par l'Inde.

avz/rap

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