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04/11/2012 05:24 EST | Actualisé 04/01/2013 05:12 EST

Mali: une délégation d'Ansar Dine à Alger, optimisme algérien (presse)

Ansar Dine est en train de négocier à Alger un lâchage de ses alliés d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), a rapporté dimanche le quotidien francophone El-Watan, citant "une source proche du dossier" optimiste sur l'issue des pourparlers.

Il s'agit de la première information officieuse sur l'arrivée de représentants d'Ansar Dine à Alger, annoncée par le groupe lui-même vendredi.

"Les pourparlers se sont intensifiés et il n'est pas exclu que cela débouche rapidement sur une prise de distance publique par rapport à Aqmi et au Mujao", le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest, troisième groupe islamiste du nord du Mali issu d'une scission avec Aqmi, selon la source non identifiée par le quotidien algérien.

Les autorités algériennes n'ont jamais caché leur forte préférence pour une solution négociée au Mali, dont le nord est occupé depuis sept mois par les trois mouvements radicaux islamistes qui y appliquent brutalement la charia (loi islamique).

Sans écarter, en dernier ressort, une intervention militaire, elles ont toujours estimé qu'il pouvait y avoir négociation avec Ansar Dine, dont le chef Iyad Ag Ghaly, qui avait vécu dans le sud algérien avant de devenir consul à Jeddah en Arabie Saoudite, n'a jamais rompu ses liens avec Alger.

Samedi, El-Watan, citant une "source autorisée" algérienne, avait rapporté que la visite de la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton à Alger le 29 octobre avait débouché sur un "sursis" avant une opération militaire anti-terroriste afin de permettre à ce groupe de maliens Touareg de parvenir à un règlement négocié avec Bamako.

L'objectif d'Alger est de "remettre les Touareg dans le jeu politique, isoler et affaiblir les terroristes en prévision de leur traitement en termes sécuritaires", selon la source citée par El-Watan.

Une autre délégation d'Ansar Dine se trouve à Ouagadougou et pourrait rencontrer dimanche le ministre malien des Affaires étrangères, Tiéman Coulibaly, après des entretiens avec les dirigeants burkinabè.

Ansar Dine avait annoncé vendredi l'envoi de représentants à Alger et à Ouagadougou pour négocier "la paix", alors que se peaufine à Bamako "un concept d'opération" d'une force armée de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), soutenue par l'ONU, pour reprendre le nord du Mali.

bmk/fc

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