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04/11/2012 11:25 EST | Actualisé 04/01/2013 05:12 EST

Libye: accrochages entre milices à Tripoli, cinq blessés

Des accrochages ont opposé dimanche deux milices dans le centre de la capitale libyenne, Tripoli, faisant au moins cinq blessés, selon une source médicale.

"Cinq personnes ont été blessées par balles dans ces affrontements", a indiqué cette source du Centre médical de la Rue Zawiyah, ajoutant que les violences n'avaient pas fait de morts.

Des hommes armés ont bloqué les accès à la Rue Zawiyah, où les affrontements ont éclaté après minuit entre des habitants et une milice terrée dans un immeuble qui autrefois abritait les locaux des anciens services de renseignements, ont indiqué des habitants.

Selon un habitant du quartier, Mohammed Senoussi, "les accrochages les plus violents ont eu lieu entre 02H00 (00H00 GMT) et 07H00 (05H00 GMT)".

Ces violences n'ont pas fait de mort, a indiqué un responsable à l'hôpital le plus proche, des membres d'un comité de défense faisant état de deux blessés par balles.

Des tirs à l'arme automatique ont retenti également dans l'après-midi, poussant les habitants à se mettre à l'abri, a constaté un journaliste de l'AFP, faisant état d'hommes armés occupant des positions stratégiques dans les rues.

Les forces de sécurité se sont par la suite déployées sur les lieux, selon un photographe de l'AFP qui a fait état de fumée s'élevant du vieux QG des services de renseignements.

Selon certains habitants, les violences ont été provoquées par une affaire d'enlèvement et de torture, d'autres affirmant que les résidents s'étaient armés et avaient tenté de chasser la milice, accusée d'implication dans la vente de drogue et d'alcool.

"Les choses ne sont pas claires. Nous essayons à l'heure actuelle de protéger nos rues", explique à l'AFP Ali Mohammed, un habitant armé à un point de contrôle établi dans une ruelle adjacente.

Les violences nocturnes entre groupes armés ne sont pas inhabituelles à Tripoli, où les armes abondent depuis le conflit qui a mis fin au régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

Le ministre de l'Intérieur sortant Fawzi Abdelali, cité par l'agene officielle LANA, a désavoué une des milices impliquées dans les violences.

Les autorités cherchent à renforcer la jeune armée et la police, mais ont recours fréquemment pour faire respecter la loi à des milices formées par d'ex-rebelles ayant combattu Kadhafi, à la loyauté incertaine et la discipline inégale.

dsg/feb/sw

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