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Dissolution de la CLASSE : l'ASSÉ promet une nouvelle mobilisation étudiante

03/11/2012 03:17 EDT | Actualisé 03/01/2013 05:12 EST

MONTRÉAL - La Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) a été dissoute, mais l'association qui avait fondé le regroupement promet de recréer une escalade des moyens de pression dès le printemps prochain.

Les associations membres de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) ont voté la fin de la CLASSE lors d'un congrès tenu samedi à l'UQAM.

Cette coalition avait été mise sur pied en décembre 2011 et avait, dès le départ, la prétention de n'être qu'une organisation temporaire destinée à combattre la hausse des frais de scolarité.

Ce combat étant terminé, et gagné, l'ASSÉ lance une nouvelle campagne qui s'intitule «En marche vers la gratuité scolaire».

Les militants se retrouveront les 1er et 2 décembre. Ce rassemblement national étudiant devrait leur permettre de jeter les bases d'une collaboration afin de développer une stratégie qui les mènera en février, au moment où le gouvernement Marois doit lancer son Sommet sur l'éducation post-secondaire.

L'ASSÉ n'a toujours pas confirmé si elle participera à ce Sommet qui soulève plus de scepticisme que d'espoir parmi ses militants.

«Le mouvement étudiant a déjà dû faire face à Pauline Marois lorsqu'elle était ministre de l'Éducation et qu'elle avait proposé une hausse des frais de scolarité. Il ne faut pas se faire d'illusion avec ce moment et il n'y a pas de lune de miel avec le Parti québécois», a maintenu un porte-parole de l'ASSÉ, Jérémie Bédard-Wien.

L'ASSÉ offre une trève au gouvernement et, en poursuivant clairement l'objectif d'obtenir la gratuité scolaire, elle continue de se distinguer des fédérations étudiantes collégiales et universitaires du Québec.

La coporte-parole de la CLASSE, Camille Robert, estime que les victoires de la mobilisation étudiante sont principalement attribuables à la CLASSE et ses actions fondées sur le syndicalisme de combat. Et le modus operandi n'est pas appelé à changer et la condamnation de Gabriel Nadeau-Dubois pour outrage au tribunal n'y changera rien.

«Nous considérons que les décisions démocratiques doivent être défendues. Il s'agit du coeur de notre mouvement de grève », a conclu Jérémie Bédard-Wien.

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