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Des figures de l'opposition excluent tout dialogue avant un départ d'Assad

03/11/2012 06:44 EDT | Actualisé 03/01/2013 05:12 EST

Une vingtaine de figures de l'opposition syrienne réunies à Amman ont écarté tout dialogue avec le régime avant un départ du président Bachar al-Assad et apporté leur soutien à la rébellion, selon un communiqué reçu samedi par l'AFP.

A la veille d'une réunion cruciale dimanche à Doha du principal organe en exil de l'opposition, le Conseil national syrien (CNS), les opposants à Amman ont dit aussi "appuyer les efforts en cours destinés à mettre en place un organe politique unifié pour l'ensemble de l'opposition".

Ils ont examiné "les moyens d'unir les efforts de l'opposition en vue d'être à la hauteur des sacrifices consentis (par les combattants) sur le terrain et en vue d'obtenir le soutien international, régional et arabe nécessaire à faire tomber le régime" de Bachar al-Assad, selon le texte.

La communauté internationale demande au CNS de surmonter ses divisions et d'élargir sa représentativité à ceux qui combattent en Syrie et à toutes les communautés et sensibilités syriennes.

Le conflit déclenché en mars 2011 par une révolte populaire qui s'est militarisée face à la répression, a fait plus de 36.000 morts selon une ONG. Le régime, tout en se disant décidé à en finir avec les rebelles, affirme être en faveur d'un dialogue national mais exclut comme l'a répété samedi le quotidien As-Saoura toute négociation avec le CNS qualifié d'organe "de mercenaires".

La réunion d'Amman jeudi visait à préparer la réunion élargie prévue dimanche à Doha du CNS, a déclaré à l'AFP Mohammed al-Otri, porte-parole de l'ex-Premier ministre Riyad Hijab ayant fait défection et présent à la rencontre d'Amman.

Les participants "s'accordent à considérer un départ d'Assad et de sa clique du pouvoir comme une condition sine qua non au lancement de tout dialogue qui vise à trouver une issue autre que militaire (au conflit), si cela est encore possible", selon le communiqué diffusé par le bureau de M. Hijab.

Ils apportent "leur soutien à l'Armée syrienne libre (rébellion) et aux mouvements qui animent la révolution sur le terrain comme outils légitimes pour faire tomber le régime criminel".

Parmi les opposants présents figurent l'ex-député Riad Seif, qui ne fait pas partie du CNS et dont le nom a circulé comme possible chef d'un gouvernement de transition en exil, Ali Sadreddine Bayanouni, le numéro 2 des Frères musulmans membres du CNS, ainsi que d'autres opposants connus comme Kamal Labouani, Michel Kilo et Souheir Atassi. Des représentants des Kurdes et des tribus y ont participé.

Dans un communiqué, M. Bayanouni a souligné le soutien de son mouvement "à l'idée d'une direction politique qui rassemblerait l'opposition" y compris le CNS. Mais ce dernier restera en place en tant qu'instance de l'opposition.

Il a ajouté que les opposants réunis à Amman allaient présenter à Doha une "initiative" liée notamment aux points précités.

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