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02/11/2012 05:15 EDT | Actualisé 02/01/2013 05:12 EST

Onze semaines d'attente pour le candidat élu président des États-Unis

WASHINGTON - Lorsqu'un candidat devient président des États-Unis, au lendemain de son élection par le collège électoral, il n'est pas encore à la Maison-Blanche. Un calendrier inamovible, fixé par la Constitution, stipule que le président sortant conserve tous les pouvoirs jusqu'à l'entrée en fonction du président-élu, onze semaines plus tard.

La Constitution américaine est très précise à ce sujet. Si elle ne prévoit rien sur le déroulement proprement dit de la campagne, elle précise que l'élection du président et du vice-président, ainsi que le renouvellement du tiers du Sénat et de l'ensemble de la Chambre des représentants, interviennent «le mardi qui suit le premier lundi de novembre».

Toutefois, l'élection du président et de son colistier ne devient officielle que lorsque le collège électoral a voté, «le premier lundi après le deuxième mercredi de décembre».

Une fois l'élection ainsi officialisée, il reste au président-élu une longue période d'attente, qu'il doit mettre à profit pour composer son gouvernement et son équipe à la Maison-Blanche.

Le président-élu met donc son cabinet sur pied avant son entrée officielle en fonction. Les membres de cette équipe ne sont d'ailleurs responsables que devant lui, et aucunement devant le Congrès. Il sont simplement soumis, avant approbation, à une enquête parlementaire.

Ce n'est que le 6 janvier à 13 h que sénateurs et représentants se réunissent à la Chambre des représentants pour procéder au décompte des voix des grands électeurs. C'est le président du Sénat, qui est aussi le vice-président sortant, qui procède, en session plénière, à l'ouverture des lettres scellées contenant les votes des grands électeurs.

Simplement informé par le président sortant, le président-élu doit alors attendre le 20 janvier à midi pour être officiellement investi. Ce jour-là, il doit prêter serment sur la Bible devant le président de la Cour suprême.

Selon une formule inscrite dans la Constitution, le président-élu «jure solennellement de remplir fidèlement les fonctions de président des États-Unis et, dans toute la mesure de (ses) moyens, de sauvegarder, protéger et défendre la Constitution des États-Unis». Bien que cette seule phrase officielle soit inscrite dans la Constitution, la coutume veut que le nouveau président termine son serment par: «Avec l'aide de Dieu».

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