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02/11/2012 01:57 EDT | Actualisé 02/01/2013 05:12 EST

Le clan Bute est un peu plus tendu à la veille de son retour dans le ring

AP

MONTRÉAL - À 24 heures de son retour dans le ring, on sentait Lucian Bute plus tendu qu'à l'habitude, vendredi. Comme le reste de son clan.

Bute (30-1, 24 K.-O.) tentera samedi de retrouver le chemin de la victoire face à Denis Grachev (12-0-1, 8 K.-O.), un ex-champion de kickboxing. Celui-ci a l'intention de mettre de la pression rapidement sur le Montréalais d'origine roumaine.

«L'objectif est de lui passer le K.-O. On va y travailler dès le premier round», a indiqué le Russe.

Habituellement affable et généreux de son temps après la pesée officielle — les deux pugilistes ont facilement respecté la limite imposée à 170 livres — Bute a coupé court à sa rencontre avec les médias. Et au moment du traditionnel face-à-face avec le Russe, on ne l'a pas vu afficher son habituel air détendu.

«Pour Lucian, tout a été dit. Il a fait beaucoup d'entrevues. Maintenant, il est concentré à 100 pour cent sur le combat. Il n'y a pas d'autre chose à ajouter, a indiqué Jean Bédard, le président d'InterBox. On a demandé à Lucian de faire de la promotion quand c'était le temps d'en faire, mais là, à 24 heures du combat, c'est normal que le focus soit sur le combat. Il a très hâte de vous parler après le combat.»

«(Lucian) est dans une situation où ce gars-là, Grachev, veut lui enlever ce qu'il reste de sa carrière, a résumé l'entraîneur de Bute, Stéphan Larouche. Donc, il tombe dans un mode 'guerrier'. Et puis il n'a plus rien à dire: il a collaboré, il a été gentil avec tous les médias depuis deux mois, il a fait face à sa réalité. Comme il n'y a plus rien de nouveau à dire, il se prépare pour son combat.»

Son clan semble aussi tendu à la veille de ce combat. Autant du côté de Bédard que de Larouche, on parle avec prudence du gala de samedi et de Grachev.

«Beaucoup de choses ont changé en cinq ans, a noté Bédard. C'est certain qu'on baignait dans la confiance, mais cet été, on a fait un grand examen de conscience. Là, chacun sait quel travail il a à faire, à quel point le combat de (samedi) est important. On prend ça au sérieux.

«Il n'y a pas de tension entre nous. On a toujours autant de plaisir à travailler ensemble, mais on veut que notre boxeur soit concentré à 100 pour cent. Beaucoup de choses ont été dites depuis (sa défaite face à Carl Froch en) mai. Il n'y a rien à ajouter. On tous très hâte à demain pour voir comment Lucian va réagir dans le ring.»

Quand on a demandé à Larouche s'il était certain à 100 pour cent de la victoire de son protégé, il n'a pas répondu directement à la question, préférant parler de la préparation de Bute et de la stratégie qu'on attend de la part du Russe.

«Habituellement, quand Lucian est bien comme il est en ce moment, avec le 'sparring' qu'il m'a montré, avec ce que Denis Grachev amène, il est en mesure de faire une belle performance.

«Comment il va réagir quand il va se faire frapper? C'est là que la 'game' va se jouer. Grachev va essayer de faire ça tôt dans le combat. Lucian le sait. Je pense qu'il va bien réagir, et quand il va bien réagir, c'est là qu'on va voir le Lucian habituel: celui qui a son jab, qui va être mobile, qui va donner des angles, dont les mains vont sortir d'un peu partout.»

Green ne fait pas le poids

La demi-finale opposera Allan Green (31-4, 21 K.-O.) au Repentignois Renan St-Juste (23-3-1, 15 K.-O.). Ce dernier touchera 20 pour cent de la bourse de l'Américain puisque ce dernier n'a pas cru bon respecter la limite de 175 livres. St-Juste était d'ailleurs en furie de voir que son adversaire a dépassé de près de quatre livres (178,7) le poids limite.

«Il dit qu'il s'est forcé pour faire le poids, mais nous, on voulait 170 sur le contrat et c'est lui qui voulait 175. Moi, j'ai mangé et j'ai fait 172, alors demain je serai à 172. Lui? Il sera probablement à 190. C'est pas grave: j'ai touché son menton et ce n'est pas très, très épais...»

Quelques boxeurs ont eu du mal à garder leur agressivité pour leur combat de samedi, ce qui a donné lieu à un peu de rififi au cours de cette pesée. Schiller Hyppolite et Fancy N'Tetu, qui s'affronteront chez les mi-lourds, ont échangé quelques poussées et des mots aigres-doux à la veille du gala, tout comme les mi-moyens québécois Sébastien Bouchard et Glissandy Mejia.

«Je vais te montrer (samedi) c'est qui le 'boss'»' a déclaré N'Tetu.

«Quand j'étais petit, ma mère me disait toujours qu'on ne règle rien avec les poings, a plus tard répondu Hyppolite en entrevue. Maintenant, je suis un adulte et je laisse mes poings parler dans le ring.»

Ça promet.

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