NOUVELLES
02/11/2012 03:48 EDT | Actualisé 02/01/2013 05:12 EST

L'iPad mini fait une sortie plus discrète que d'autres produits d'Apple

Apple a lancé vendredi un peu plus discrètement que de coutume son dernier produit, l'iPad mini, qui constitue sa contre-offensive sur le marché des petites tablettes informatiques face à des concurrents comme Amazon et Google.

Les traditionnelles files d'attente de fans étaient au rendez-vous devant les magasins du groupe à la pomme à travers le monde, mais souvent moins longues que pour les sorties d'appareils précédents.

Devant l'Apple Store du quartier branché de Marina District à San Francisco, ils n'étaient qu'une vingtaine à attendre pour mettre la main sur l'engin, dont l'écran a été ramené à 7,9 pouces de diagonale (20,1 centimètres) contre 9,7 pouces (24,6 centimètres) pour le grand modèle.

Parmi eux, Tolga Arslan, en vacances en Californie, en a acheté deux pour ramener en Turquie, un pour lui et un pour sa femme. "Je vais jouer à des jeux dessus", se réjouissait son fils de 10 ans.

A New York, les stocks étaient épuisés en début d'après-midi dans le magasin emblématique de la Cinquième Avenue, mais les analystes de la maison de courtage Topeka y voyaient en partie l'effet "d'un manque d'approvisionnement".

La chaîne de télévision CNBC faisait remarquer "des queues pour l'iPad plus courtes qu'à d'autres lancements, tandis que les queues pour l'essence s'allongent" dans la ville, toujours confrontée aux conséquences du passage en début de semaine de l'ouragan Sandy.

A Paris, l'iPad mini était aussi en rupture de stock en milieu de matinée au magasin étendard de l'Opéra, comme à Francfort, à Tokyo ou à Sydney.

"J'ai décidé de l'acheter même si j'avais déjà tous les autres articles d'Apple, je suis un passionné", a raconté Daniele Messi, un étudiant en marketing de 20 ans, le premier client de la journée au magasin Apple de Milan, où une vingtaine de personnes attendaient dès l'aube.

A Tokyo, près de 300 personnes s'étaient déplacées. Mais les clients étaient moins nombreux à Paris, Singapour et Hong Kong que lors de la sortie de l'iPhone 5 en septembre, d'après des journalistes de l'AFP.

"La plupart des gens l'ont commandé sur internet", a estimé un client d'un groupe clairsemé patientant devant le magasin Apple à Sydney, où les fans avaient été des centaines à se bousculer l'an dernier pour mettre la main sur l'iPad 2. Pour la sortie de l'iPhone 4S, également l'an dernier, 1.500 personnes avaient même passé la nuit dehors en Australie.

L'iPad mini, qui sortait vendredi dans 34 pays, constitue pour beaucoup d'analystes une réaction défensive d'Apple face à la concurrence.

Plus petite et moins onéreuse que l'iPad traditionnel, la nouvelle tablette reste un peu plus grande et plus chère que le Kindle Fire d'Amazon ou la Nexus 7 de Google.

"La fidélité aux produits Apple est parfois comparée à une véritable religion", ce qui assure à la marque une base confortable, a souligné un expert du cabinet de recherche Gartner. "Mais je ne pense pas qu'Apple sera tellement dominant sur le marché des (petites) tablettes de 7 pouces car il a laissé le Kindle Fire et la Nexus y mettre pied à un prix nettement plus bas", a-t-il ajouté.

Shaw Wu, analyste chez Sterne Agee, juge néanmoins que l'iPad mini saura se faire une place, rappelant que pour les baladeurs iPod mini et iPod nano aussi, "on disait qu'ils étaient trop chers, mais ils se sont très bien vendus".

La banque RBC estime que 6 millions d'iPad mini pourraient être écoulés d'ici fin décembre, mais certains analystes craignent qu'il ne cannibalise les ventes de l'iPad traditionnel, déjà jugées décevantes au troisième trimestre: seulement 14 millions d'unités, contre 17 sur les trois mois précédents.

Apple lui-même a reconnu que certains acheteurs avaient dû différer leurs achats à cause des rumeurs de lancement de l'iPad mini, qui circulaient des semaines avant son lancement officiel.

burs-gc-soe/sl/mdm

PLUS:afp