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02/11/2012 10:02 EDT | Actualisé 02/01/2013 05:12 EST

Les anciens rebelles libyens lèvent le siège de l'Assemblée nationale

Les anciens combattants rebelles libyens qui avaient encerclé et occupé les locaux de l'Assemblée nationale à Tripoli ont levé le siège vendredi après avoir réclamé du Premier ministre un remaniement gouvernemental, selon une journaliste de l'AFP sur place.

La circulation était fluide vendredi sur la route menant à l'Assemblée et au luxueux hôtel Rixos, qui accueille de nombreuses réunions politiques, et des voitures de police stationnaient aux différentes entrées.

"Ils sont partis ce matin, pacifiquement et sans problème", a déclaré à l'AFP un policier stationnant à l'entrée des locaux du Congrès général national (CGN), la première assemblée élue après la chute de Mouammar Kadhafi en 2011.

Jeudi, des dizaines d'hommes armés, parmi lesquels se trouvaient de nombreux ex-rebelles ayant combattu contre les forces de Kadhafi en 2011, avaient bloqué la circulation avec des véhicules équipés d'artillerie lourde pour protester contre la composition du nouveau gouvernement, approuvé mercredi par les élus.

Vendredi, certains de leurs véhicules armés étaient garés dans l'enceinte de l'Assemblée, et les ex-rebelles encore présents dans les environs se faisaient discrets.

"Les révolutionnaires exigent un gouvernement d'hommes libres", "Vous avez été élus pour servir le peuple, pas pour le décevoir", proclamaient des bannières blanches accrochées aux grilles de l'Assemblée.

"Les révolutionnaires sont en train de partir progressivement", a affirmé une source de l'Assemblée nationale. "Ils ont rencontré hier le Premier ministre Ali Zeidan et ils lui ont demandé de changer certains ministres".

Au moins cinq ministres, dont celui des Affaires étrangères ou des Affaires religieuses, du gouvernement de M. Zeidan sont contestés pour leurs liens avec le régime déchu de Mouammar Kadhafi.

Mais beaucoup des hommes armés bloquant l'accès à l'assemblée jeudi avaient aussi évoqué leur colère de ne pas voir d'ancien combattant au gouvernement, ou encore dénoncé plusieurs mois de retard dans le paiement de leur salaire.

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