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Le président des États-Unis est élu par un collège électoral de 538 membres

02/11/2012 05:03 EDT | Actualisé 02/01/2013 05:12 EST

WASHINGTON - Le président des États-Unis n'est pas élu au suffrage universel direct. Ce sont les 538 membres du collège électoral qui désignent le locataire de la Maison-Blanche et il peut arriver que leur vote ne reflète pas celui de la population.

C'est un phénomène rare qui se produit dans une élection très serrée: un candidat recueille le plus grand nombre de voix parmi la population, mais c'est son rival qui accède à la Maison-Blanche à la faveur du vote des grands électeurs.

Une telle distorsion est rendue possible par le système du «winner takes all» («le vainqueur rafle tout»), en vertu duquel le candidat arrivé en tête dans un État obtient tous les grands électeurs qui y sont en jeu. Ce système est en vigueur dans 48 États, mais pas au Nebraska et dans le Maine, où les grands électeurs sont répartis à la proportionnelle.

Chaque État a droit à autant de grands électeurs qu'il compte d'élus au Congrès, soit au minimum trois (deux sénateurs et un représentant). Le district de Columbia, où se trouve la capitale Washington, compte trois grands électeurs. Les candidats à la présidence se concentrent sur les États les plus peuplés qui comptent le plus de grands électeurs, et visitent rarement l'Alaska ou l'Idaho, par exemple.

Les grands électeurs se réuniront dans les capitales des États le 17 décembre pour voter. Ils sont censés voter pour le candidat qui l'a emporté dans leur État, mais il est arrivé que certains en choisissent un autre. Le Congrès se réunira le 6 janvier 2013 pour compter officiellement les voix des grands électeurs. Le président sera investi dans ses fonctions le 20 janvier, à midi.

Il faut au moins 270 grands électeurs pour être élu président. Si aucun candidat n'atteint cette barre ou que deux candidats se trouvent à égalité avec 269 voix, ce qui n'est encore jamais arrivé, ils seront départagés à la majorité de la Chambre des représentants à raison d'une voix par État.

L'Administration des archives nationales (NARA), qui certifie les documents du collège électoral, estime que le Congrès a reçu près d'un millier de propositions en 200 ans pour changer le mode de scrutin.

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