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01/11/2012 07:54 EDT | Actualisé 01/01/2013 05:12 EST

Le jury doit décider s'il y a vraiment eu crime à la suite de la mort d'un ado

MIRAMICHI, N.-B. - L'avocat de Curtis Bonnell, un homme accusé du meurtre prémédité de sa cousine de 16 ans, a fait valoir au jury qu'il devait déterminer si la mort de Hilary Bonnell, survenue il y a trois ans, au Nouveau-Brunswick, était vraiment un crime.

Le procès pour meurtre prémédité de Curtis Bonnell s'est poursuivi jeudi, au palais de justice de Miramichi.

L'avocat de Bonnell, Gilles Lemieux, a demandé à la cour pourquoi son client aurait amené les policiers sur le site où était enterrée sa cousine s'il l'avait tuée lui-même.

La Couronne a toutefois rejeté cet argument, en utilisant comme preuve la vidéo de la confession de Bonnell où ce dernier admettait avoir agressé sexuellement et tué sa cousine.

L'homme du Nouveau-Brunswick était revenu sur sa confession, mercredi, lors de son procès en déclarant en cour qu'il avait faussement reconnu avoir agressé sexuellement et tué Hilary Bonnell. C'était ce que les policiers souhaitaient, avait-il allégué.

Pour sa défense, l'accusé âgé de 32 ans qui plaide l'innocence, a déclaré qu'après une nuit passée à boire et à consommer de la drogue, le 5 septembre 2009, il avait retrouvé sa cousine morte près de lui, dans sa camionnette, sans savoir de quoi elle était décédée. Il dit avoir alors paniqué et enterré le corps de la jeune fille dans une région boisée située près du village de Tabusintac, dans l'est de la province.

En faisant la lecture des transcriptions des interrogatoires, mercredi, le procureur de la Couronne Bill Richards a rappelé à l'accusé ce qu'il avait affirmé aux policiers le 2 décembre 2009.

Curtis Bonnell, qui a plaidé non coupable, a répondu que les policiers voulaient une fausse confession et que c'était ce qu'ils avaient finalement eu.

Me Richards a de plus déclaré qu'un message texte témoignant de sa peur a été transmis par Hilary avant le meurtre. Bonnell aurait été furieux à la suite d'une querelle survenue plus tôt avec sa petite amie lorsqu'il a rencontré sa cousine. Selon le procureur, l'accusé n'aurait pas accepté un non de la part d'une fille de 16 ans.

Les deux parties ont terminé leur plaidoyer jeudi. Le juge Fred Ferguson doit livrer ses instructions au jury vendredi.

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