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01/11/2012 12:08 EDT | Actualisé 01/01/2013 05:12 EST

L'album de Kendrick Lamar fait une entrée remarquée sur les palmarès américains

ATLANTA - Lorsque Kendrick Lamar a soumis la première version de son nouvel album «good kid, m.A.A.d city» à son étiquette, le rappeur avait prévu qu'il lui faudrait retourner en studio pour enregistrer d'autres chansons.

Le légendaire producteur Dr. Dre n'était pas de cet avis.

«Lorsque je lui ai rapporté ça, il m'a dit 'Tu sais quoi, c'est fini'», s'est rappelé Lamar lors d'un entretien téléphonique mercredi soir. «C'est un classique pour ta génération et ton époque, et nous allons le sortir maintenant.»

Tout porte à croire aujourd'hui que la décision de Dr. Dre était la bonne.

Le premier opus de Kendrick Lamar sur une grande étiquette a fait une entrée remarquée sur les palmarès, se hissant en deuxième position sur la liste hebdomadaire de Billboard des 200 albums les plus vendus, derrière le nouveau best-seller millionnaire de la chanteuse Taylor Swift, «Red».

«good kid, m.A.A.d city» s'est écoulé à 241 000 exemplaires aux États-Unis et s'est imposé en tête des palmarès des catégories R&B/Hip-Hop et rap. Au Canada, l'album a atteint la cinquième position du palmarès hebdomadaire du détaillant HMV.

L'album a en outre généré plus de 2,8 millions d'écoutes en ligne sur le service Spotify aux États-Unis, soit la deuxième plus forte performance pour une première semaine de parution cette année, derrière l'album «Babel» de Mumford & Sons.

Pas si mal pour l'artiste de 25 ans, un relativement nouveau visage de la scène du rap qui n'avait pas eu de grand succès avant son arrivée sur une grande étiquette de disque. Son single «Swimming Pools (Drank)» a bondi cette semaine de 23 rangs pour atteindre la 32e position sur le palmarès américain «Hot 100», tandis qu'il s'est hissé en cinquième position sur les palmarès R&B/Hip-hop et rap.

Par ailleurs, son album précédent «Section.80», paru l'an dernier sous une étiquette indépendante, lui avait valu un important succès critique.

Le rappeur établi à Los Angeles a expliqué qu'il était confiant de voir son album générer de bonnes ventes en raison du solide groupe d'amateurs que lui avaient valu ses efforts sur la scène indépendante. Son étiquette, Top Dawg Entertainment, lui avait ouvert la voie avec une campagne de marketing reposant essentiellement sur le «bouche à oreille» et Internet, avant que la grande étiquette Interscope Records ne se joigne à lui.

«Tout le monde était en mode rattrapage», explique-t-il. «Je suis certain que la moitié de l'industrie croyait probablement qu'un artiste 'underground' ou une personne avec ce genre de contenu et de substance ne pourrait pas avoir des chiffres (de vente) comme ceux-là.»

Lamar a expliqué que son mentor Dr. Dre lui avait laissé carte blanche pour ce qui est de l'aspect créatif de l'album. Son intention était de bâtir un album cohérent qui conserverait son élan d'une chanson à l'autre, plutôt que de produire des «hits» pour la radio.

Les experts ont certainement reconnu cette qualité à l'album, qui a reçu des critiques très élogieuses. «good kid, m.A.A.d city» raconte diverses histoires sur la vie de Lamar et son éducation à Compton, au sud-est du centre-ville de Los Angeles.

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