NOUVELLES
01/11/2012 06:51 EDT | Actualisé 01/01/2013 05:12 EST

Hommage sobre pour les 25 ans de la mort de René Lévesque

La première ministre du Québec, Pauline Marois, a déposé jeudi matin un bouquet de lys blancs au pied de la statue de René-Lévesque, sur la colline Parlementaire, à Québec, pour commémorer les 25 ans de la mort de l'ex-premier ministre péquiste.

Accompagnée des membres de son caucus et d'une quinzaine d'anciens parlementaires, Pauline Marois a honoré la mémoire de l'ex-premier ministre, chef et fondateur du Parti québécois.

Après un bref discours de la première ministre, les personnes présentes ont observé une minute de silence.

À Longueuil, sur la Rive-Sud, la Ville procédera au dévoilement d'un monument restauré à la mémoire de René-Lévesque à la Maison de la culture de Longueuil.

René Lévesque est décédé le 1er novembre 1987, à l'âge de 65 ans, à Montréal.

Journaliste et homme politique de conviction, René Lévesque a profondément marqué l'histoire politique du Québec en fédérant les forces souverainistes sous la bannière du Parti québécois qu'il a dirigé pendant 17 ans.

Porté au pouvoir en 1976, il a occupé les fonctions de premier ministre du Québec jusqu'à son départ de la vie politique, en 1985.

L'héritage de René Lévesque, 25 ans après sa mort

René Lévesque est décédé le 1er novembre 1987, deux ans après avoir quitté la vie politique. Premier ministre du Québec de 1976 à 1985, il a profondément marqué l'histoire du Québec.

Après plusieurs années à Radio-Canada où il a animé, entre autres, l'émission Point de mire, Lévesque s'est joint à l'« équipe du tonnerre » du gouvernement libéral de Jean Lesage, avec qui il a participé à la Révolution tranquille. Son rêve de mener le Québec à l'indépendance l'a ensuite amené à fonder le Parti québécois, qu'il a dirigé pendant plus de 15 ans.

Le 25e anniversaire de sa mort sera souligné ce matin sur la Colline du Parlement, lors d'une cérémonie présidée par la première ministre Pauline Marois.

Repères biographiques

24 août 1922

René Lévesque est né à Campbellton au Nouveau-Brunswick, mais a grandi à New Carlisle, au Québec. Il est l'aîné de quatre enfants.

1936

À ses débuts à la radio, il obtient un poste d'annonceur et de rédacteur de nouvelles à la station CHNC de New Carlisle.

18 juin 1937

René Lévesque a 14 ans lors de la mort de son père, Dominique Lévesque.

1941-1942

Il travaille comme annonceur suppléant à CHRC puis à CBV, à Québec.

1944-1945

Il est engagé par l'American Psychological Warfare Department et travaille à Londres pour La Voix de l'Amérique, station internationale de radio en Europe. À partir de février 1945, il est correspondant de guerre auprès de l'armée du général Patton puis de celle du général Patch, avec laquelle il pénètre dans le camp de Dachau.

3 mai 1947

René Lévesque se marie avec Louise L'Heureux, fille d'Eugène L'Heureux, directeur de l'Action catholique de Québec. Le couple aura trois enfants : Pierre, Claude et Suzanne.

1946-1951

Employé du service international de Radio-Canada, à Montréal, il anime l'émission Journalistes au micro .

1952

Correspondant de guerre en Corée.

1952-1956

René Lévesque est chef du service des reportages radiotélévisés, animateur de l'émission radiophonique Au lendemain de la veille et des émissions télévisées Carrefour et Premier plan.

1956-1959

Il anime l'émission hebdomadaire Point de mire et collabore à la revue Cité libre.

Il participe activement à la grève des réalisateurs de Radio-Canada, en 1959.

1960

René Lévesque entre en politique active. Le 22 juin, lors des élections provinciales, le Parti libéral de Jean Lesage remporte 51 des 95 sièges. René Lévesque est élu dans la circonscription montréalaise de Laurier avec 129 voix de majorité. C'est le début de la Révolution tranquille.

René Lévesque est ministre des Ressources hydrauliques et ministre des Travaux publics du 5 juillet 1960 au 28 mars 1961.

1961-1966

Ministre des Richesses naturelles, il mène le combat pour la nationalisation de l'électricité.

14 novembre 1962

Lors de la réélection du Parti libéral de Jean Lesage après la campagne ayant porté sur la question de la nationalisation de l'électricité avec le slogan Maîtres chez nous, René Lévesque est fait partie des députés réélus, dans son comté de Laurier.

1963

Hydro-Québec acquiert les sept plus grandes compagnies de distribution d'électricité du Québec.

1965-1966

René Lévesque est ministre de la Famille et du Bien-être social.

5 juin 1966

Malgré la victoire de L'Union nationale de Daniel Johnson, René Lévesque est réélu dans son comté de Laurier.

1967

Le 24 juillet, du balcon de l'hôtel de ville de Montréal, le général De Gaulle lance son célèbre Vive le Québec libre!

Le 4 octobre, René Lévesque quitte le Parti libéral du Québec à la suite du refus du Congrès d'entériner le principe d'un Québec souverain associé au reste du Canada. À compter du 14 octobre, il siège comme député indépendant.

Le 19 novembre, il crée le Mouvement souveraineté-association.

1968

René Lévesque publie son manifeste Option Québec , et le Parti québécois (PQ) naît de la fusion du Mouvement souveraineté-association et du Ralliement national de Gilles Grégoire. René Lévesque est élu président au cours du premier congrès national.

1970

Le 29 avril, le Parti libéral, dirigé par Robert Bourassa, remporte les élections. Le PQ obtient sept sièges et 23,1 % des votes. René Lévesque est battu dans Laurier par le libéral André Marchand. Il devient chroniqueur au Journal de Montréal et au Journal de Québec.

Les de la crise d'octobre, le Front de libération du Québec (FLQ) enlève l'attaché commercial de Grande-Bretagne à Montréal, James Cross, et le ministre du Travail du Québec, Pierre Laporte. Le gouvernement libéral de Pierre Elliott Trudeau, à Ottawa, vote la Loi sur les mesures de guerre. Pierre Laporte est assassiné.

1973

Le 29 octobre, René Lévesque est défait dans Dorion tandis que le gouvernement de Robert Bourassa est réélu.

1974

Le 5e Congrès national du Parti québécois intègre au programme du parti le référendum comme modalité d'accès à la souveraineté.

1976

Le 15 novembre, le PQ prend le pouvoir avec 41,4 % des voix et 71 députés. René Lévesque devient député de Taillon, avec 22 000 voix de majorité, et premier ministre du Québec.

1977

Le 6 février, René Lévesque est impliqué dans un accident de la route qui fait une victime, un sans-abri de 62 ans, Edgar Trottier. Aucune accusation ne sera portée contre lui.

Le 26 août, la Charte de la langue française, aussi appelée loi 101, est sanctionnée. Le français devient la seule langue officielle du Québec.

1978

René Lévesque se marie pour une deuxième fois, avec Corinne, le 12 avril.

Il présente le libellé de la question référendaire à l'Assemblée nationale le 20 décembre.

1980

Lors du référendum sur la souveraineté du Québec, le 20 mai, le non l'emporte avec 55,6 % des voix, contre 40,44 % pour le oui. Devant des partisans du oui rassemblés au centre Paul-Sauvé, René Lévesque déclare : « Si j'ai bien compris, vous êtes en train de me dire : à la prochaine fois ».

1981

Le PQ est reporté au pouvoir le 13 avril avec 49,2 % des voix et 80 députés. René Lévesque est réélu dans Taillon.

Le 5 novembre, le gouvernement fédéral s'entend avec les neuf provinces anglophones pour amender et rapatrier la Constitution. Le Québec perd son droit de veto. On se souviendra de cet événement comme de la Nuit des longs couteaux.

Lors de son VIIIe Congrès national, du 4 au 6 décembre, le PQ adopte une résolution selon laquelle un gouvernement péquiste devra enclencher le processus d'accession à l'indépendance sur la base d'une majorité de sièges obtenue lors d'une victoire électorale. René Lévesque refuse cette résolution et annonce la tenue d'un référendum interne sur le sujet.

1982

Quelque 95 % des 143 000 votants appuient la position de René Lévesque. Il faudrait la majorité des votes et non la majorité des sièges pour enclencher le processus d'accession à la souveraineté.

Le 17 avril 1982, la reine Elizabeth II promulgue officiellement la nouvelle Constitution.

1984

Le IXe Congrès national du PQ adopte en juin la résolution selon laquelle « un vote pour le Parti québécois sera un vote pour la souveraineté », en dépit de l'opposition de René Lévesque.

Lors du discours inaugural de session, le 16 octobre, René Lévesque considère la victoire de Brian Mulroney et du Parti conservateur sur la scène fédérale comme « un beau risque » à courir pour le Québec.

Un mois plus tard, le 19 novembre, dans une lettre adressée aux militants, Lévesque souligne que la souveraineté ne doit pas être l'enjeu de la prochaine élection et demande la modification de l'article 1 du programme du Parti adopté au congrès de juin.

Le 22 novembre, cinq ministres démissionnent, soit Jacques Parizeau, Camille Laurin, Jacques Léonard, Gilbert Paquette et Denise Leblanc.

1985

Lors d'un Congrès extraordinaire, le 19 janvier, les délégués du PQ révisent l'article 1 du programme. Quelque 495 délégués, avec à leur tête les ministres « orthodoxes », quittent le Congrès.

Six mois plus tard, René Lévesque démissionne comme président du PQ, le 20 juin.

Le 3 octobre, il démissionne de son poste de premier ministre. Pierre-Marc Johnson lui succède.

1987

René Lévesque anime, à CKAC, l'émission Point de vue sur l'actualité du 31 août à sa mort, et il anime deux émissions spéciales à TVA à l'occasion du Sommet de la Francophonie.

Le 1er novembre 1987, René Lévesque meurt d'une crise cardiaque à l'âge de 65 ans. Il sera inhumé à Sillery, en banlieue de Québec.

PLUS: