NOUVELLES
01/11/2012 11:14 EDT | Actualisé 01/01/2013 05:12 EST

FMI: les discussions Grèce-troïka butent sur le "financement" du pays

Les difficiles négociations entre la Grèce et ses bailleurs de fonds butent sur le problème de "financement" du pays qui réclame un délai de deux ans pour redresser ses comptes publics, a indiqué jeudi un porte-parole du Fonds monétaire international.

"Un accord doit aussi être trouvé entre la Grèce et ses créditeurs sur des conditions de financement (du pays) qui seraient compatibles avec un niveau de dette viable", a indiqué Gerry Rice, ajoutant ne pas avoir de "calendrier" sur la fin des discussions.

A deux reprises, le gouvernement grec a assuré avoir trouvé un accord avec ses créanciers sur un nouveau plan d'économie de quelque 13 milliards d'euros, condition au versement d'une nouvelle tranche d'aide de 31,2 milliards d'euros vitale pour les finances du pays.

Mais il a été à chaque fois démenti par ses bailleurs de fonds de la troïka FMI-Union européenne et Banque centrale européenne.

"D'importants progrès semblent avoir été accomplis" sur les réformes structurelles et budgétaires, a reconnu le porte-parole du Fonds, répétant que la question du "financement" et de la dette du pays restaient en suspens.

La Grèce, qui n'a plus accès aux marchés financiers, a affirmé que ses caisses seraient bientôt vides si la nouvelle tranche d'aide ne lui était pas versée.

Un délai de deux ans, jusqu'en 2016, pourrait être accordé au pays pour ramener son déficit public sous la barre des 3% mais la question de son financement pendant cette période pose question.

Le FMI, qui a déjà accordé une aide à la Grèce jusqu'à la fin 2016, ne semble pas prêt à intensifier son soutien financier à la Grèce. "Nous ne baisserons pas les taux d'intérêts" sur les prêts en cours à la Grèce, a ainsi indiqué le porte-parole du Fonds jeudi.

En septembre, la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, s'était déjà inquiétée du "trou de financement" du pays.

jt/sl/bdx

PLUS:afp