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01/11/2012 01:03 EDT | Actualisé 31/12/2012 05:12 EST

Fermeture de Gentilly-2 : Martine Ouellet ouvre la porte à une commission

La ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, a affirmé être ouverte à la tenue d'une commission parlementaire sur Gentilly-2 lors de la première période des questions de la nouvelle législature à Québec, mais précise toutefois qu'il y serait surtout question du déclassement et du démantèlement de la centrale.

De son côté, la députée libérale de Trois-Rivières, Danielle St-Amand, a plutôt déposé une motion jeudi pour demander la tenue d'une commission sur l'avenir de la centrale Gentilly-2. Elle souhaite également que les audiences se tiennent dans les régions de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

« D'abord, s'assurer que pour la suite des choses qu'aucune intervention irréversible ne sera faite pendant ce temps-là. On demande ce matin d'avoir une commission. Est-ce que la ministre va voter pour ou contre une commission parlementaire? » a demandé Danielle St-Amand.

« Concernant la demande de commission parlementaire, je l'ai toujours affirmé, je suis très ouverte à une commission parlementaire, ou à n'importe quel forum approprié, pour écouter les gens de la région pour qu'ils aient des réponses à leurs questions et interrogations concernant le déclassement et le démantèlement de la centrale », a répliqué la ministre Ouellet.

Rejet des propositions

Les parlementaires ne se sont pas entendus en raison de la différence des opinions relativement à la nature d'une future commission parlementaire, ce qui n'efface pas la volonté du gouvernement de tenir une commission. La ministre Ouellet a dit vouloir continuer à travailler avec les partis de l'opposition au cours des prochains jours.

La ministre Ouellet a aussi accepté de rencontrer une délégation de partenaires du milieu économique et des représentants des employés de la centrale après la période des questions. La plupart des intervenants se sont dits satisfaits et affirment que la ministre a fait preuve d'ouverture quant au contenu et à la nature d'une éventuelle commission parlementaire.

Lors de la période des questions, Martine Ouellet a réitéré la décision de son gouvernement de fermer la centrale et réaffirme que le projet de réfection n'est pas rentable. Elle a aussi rappelé la mise sur pied d'un fonds de diversification économique de 200 millions de dollars.

Après son élection, le gouvernement du Parti québécois a annoncé la fermeture de la centrale nucléaire située à Bécancour d'ici la fin de l'année. Environ 800 personnes y travaillent.

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