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31/10/2012 12:07 EDT | Actualisé 31/12/2012 05:12 EST

Obama au chevet des sinistrés de Sandy qui pansent leurs plaies

AP
President Barack Obama smiles as he speaks to supporters at a campaign event at Elm Street Middle School, Saturday, Oct. 27, 2012 in Nashua, N.H. (AP Photo/Pablo Martinez Monsivais)

Barack Obama a promis mercredi le soutien de l'Etat fédéral aux sinistrés de l'ouragan meurtrier Sandy, tandis que son adversaire Mitt Romney, à six jours de la présidentielle, a repris sa campagne en évitant d'attaquer le dirigeant sortant.

"Nous sommes là pour vous. Et nous n'oublierons pas", a affirmé M. Obama après avoir rencontré des personnes déplacées par le cyclone à Brigantine, une ville côtière du New Jersey (est), le gouverneur de l'Etat Chris Christie à ses côtés. Il a assuré avoir donné l'ordre à son équipe de répondre "dans les 15 minutes" aux appels à l'aide des collectivités locales touchées.

M. Obama a aussi salué la "force et la capacité de récupération" de ses compatriotes. "C'est l'essence des Etats-Unis. Nous traversons des temps difficiles mais nous revenons plus forts qu'avant (...) nous nous soucions les uns des autres et nous ne laissons personne sur le côté de la route", a-t-il dit, en écho à ses discours de campagne.

M. Obama avait auparavant survolé en hélicoptère avec M. Christie la côte atlantique de son Etat, ravagée par l'ouragan qui s'est abattu lundi et mardi sur le nord-est des Etats-Unis, et qui a fait au moins 49 morts en Amérique du Nord.

Alors que la vie reprenait peu à peu dans la région malgré d'énormes dégâts, notamment à New York, M. Obama a suspendu jusqu'à jeudi sa participation à la campagne contre le républicain Mitt Romney. L'élection aura lieu mardi prochain.

M. Christie, un républicain connu pour son franc-parler, est l'un des principaux lieutenants de M. Romney, mais il couvre M. Obama de compliments depuis mardi pour sa gestion de la crise.

Leur relation, a-t-il dit avant M. Obama, "a été une relation de travail formidable, pour faire ce pour quoi nous avons été élus. "Je ne peux pas remercier assez le président pour sa préoccupation et sa compassion pour notre Etat", a encore dit M. Christie.

Le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney, a affirmé mercredi que "ce n'est pas le moment de faire de la politique" et que M. Obama se concentrait sur sa tâche de chef de l'exécutif pour coordonner les opérations de l'Etat fédéral.

Mercredi matin, New York s'est réveillée dans des embouteillages monstres et, signe symbolique de la reprise vaille que vaille des affaires, son maire Michael Bloomberg a sonné la cloche de la réouverture de Wall Street.

Avec le redémarrage progressif de deux de ses aéroports, du trafic des bus et de certains commerces, New York retrouvait un vernis de normalité.

Mais plus de 500.000 foyers restaient sans électricité dont la moitié à Manhattan. Les écoles étaient toujours fermées ainsi que la quasi totalité des tunnels et le métro était encore sous l'eau, même si un redémarrage partiel est envisagé pour jeudi. Trois hôpitaux ont été évacués.

Il faudra des jours pour revenir à la normale, ont averti les autorités.

Plus de six millions de foyers étaient toujours sans électricité et ces coupures pourraient durer plusieurs jours, selon les autorités. Le réseau téléphonique et ferroviaire subissait encore de nombreuses perturbations et 2.800 vols étaient annulés dans les aéroports de la côte.

Le cyclone a même affecté le Conseil de sécurité de l'ONU, dont les membres ont dû déménager en raison de dégâts provoqués par la montée des eaux.

De son côté, M. Romney a repris sa campagne à plein régime par la Floride (sud-est) et était confronté à la situation délicate de haranguer ses partisans sans attaquer directement un président en exercice, en pleine situation de crise.

A Tampa, il a déroulé son plan économique en cinq points, mais n'a pas employé ses formules choc habituelles contre le président. Il retournera jeudi en Virginie (est), puis dans le Wisconsin (nord) et l'Ohio (nord) vendredi.

De son côté, M. Obama reprendra le cours normal, c'est à dire effréné, des tournées électorales à quelques jours de l'échéance: il est attendu jeudi successivement dans le Wisconsin, puis le Colorado et le Nevada, les deux principaux Etats-clé de l'ouest.

Signe d'une reprise de la campagne, l'état-major de M. Obama a Chicago a crié victoire et ironisé mercredi sur le "désespoir" de M. Romney, qui accuse selon un sondage New York Times/CBS un retard de cinq points dans l'Ohio, l'Etat qui pourrait décider de l'issue de l'élection. Il est aussi légèrement en retrait en Floride et Virginie, même si dans la marge d'erreur selon la même enquête.

L'équipe de M. Romney a répliqué qu'elle avait le bénéfice de l'"intensité" en cette fin de campagne et que l'élan était de son côté pour gagner le 6 novembre.

bur-tq/jca

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