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31/10/2012 10:47 EDT | Actualisé 31/12/2012 05:12 EST

L'intégrité au coeur du discours d'ouverture de Pauline Marois

DISCUSSION EN DIRECT - La corruption dans le milieu de la construction et de la politique municipale montréalaise mise au jour par la commission Charbonneau crée des remous à Québec où le discours d'ouverture de la session parlementaire de la première ministre Pauline Marois devrait être placé sous le signe de l'intégrité.

Cette allocution comportera quatre grands thèmes. Outre l'intégrité, l'économie, les affaires sociales et l'identité seront abordées.

La lutte à la corruption et à la corruption figurera au premier plan des sujets mis de l'avant par la première ministre. Dans le volet qui sera consacré à l'économie, Mme Marois pourrait annoncer le dépôt d'un budget dès l'automne. Dans la portion concernant les affaires sociales, il sera éventuellement question des places en garderie et des soins à domicile, tandis que le thème de l'identité devrait toucher le renforcement de la loi 101 et la gouvernance souverainiste.

Les ministres péquistes qui étaient réunis en conseil mercredi matin ont insisté sur l'importance de ce discours d'ouverture.

« Le discours inaugural, c'est un moment fort pour un gouvernement parce que c'est à l'intérieur de ce discours-là qu'on voit les priorités, la vision, les axes de développement sur lesquels on veut modifier des choses parce que rappelez-vous toujours que la raison d'être en politique, c'est de changer des choses », a déclaré le vice-premier ministre François Gendron.

« Je trouve que c'est comme le moment qui marque symboliquement vraiment notre arrivée au pouvoir. Alors, à partir d'aujourd'hui, je pense qu'on aura comme un ordre de marche et on se met au travail », a pour sa part souligné la ministre de l'Éducation, des Loisirs et du Sport Marie Malavoy.

Des projets de loi prêts à être déposés

Deux projets de loi sont déjà inscrits au Feuilleton de l'Assemblée nationale, ce qui signifie qu'ils pourraient être présentés dès jeudi alors que se tiendra la première période de questions.

Le premier vise à obliger les fournisseurs de services publics à montrer patte blanche pour obtenir un contrat du gouvernement. Si ce projet de loi est adopté, les entreprises soumissionnaires ainsi que leurs sous-traitants devront obtenir un certificat qui sera délivré par le Conseil du Trésor et qui attestera leurs « bonnes moeurs ». À la lumière des déclarations des partis d'opposition des derniers jours, ils devraient appuyer le Parti québécois sur cette question.

« Les premières mesures législatives vont porter sur l'intégrité, et la toute première va être une loi qui va viser les contrats publics. Ce sera une loi qui sera très costaude », a commenté le ministre de la Justice Bertrand St-Arnaud.

Le second texte concerne le financement des partis. Avec ce projet de loi, le gouvernement veut ramener de 1000 $ à 100 $ la contribution maximale individuelle à des formations politiques.

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