POLITIQUE
31/10/2012 01:09 EDT | Actualisé 31/12/2012 05:12 EST

Crise étudiante: la facture dépasse le cap des 40 millions $, confirme Duchesne (PHOTOS)

PC

QUÉBEC - Le coût de la crise étudiante qui a secoué le Québec plus tôt cette année dépasse les 40 millions $, a confirmé mercredi le ministre de l'Enseignement supérieur, Pierre Duchesne.

Et il ne s'agit que de calculs préliminaires.

Les montants s'accumulent, a indiqué le ministre au sujet des évaluations des différentes institutions universitaires.

«Il faut s'assurer que, dans le décompte des montants, tout est lié à la crise et ensuite de voir comment on va composer avec ça», a dit M. Duchesne, à l'entrée de la réunion hebdomadaire du conseil des ministres à Québec.

En franchissant le cap des 40 millions $, la facture liée au conflit est aujourd'hui supérieure à ce que devait rapporter l'augmentation de la contribution étudiante décrétée par le précédent gouvernement, et annulée par les péquistes.

«On peut vous dire que la crise, dont on a été léguée (sic) par l'héritage des libéraux (sic), a coûté plus cher que la hausse des frais de scolarité qui était prévue», a expliqué le ministre de l'Enseignement supérieur.

Le Parti québécois au pouvoir a promis d'indemniser les universités pour l'annulation de la hausse des droits de scolarité.

Le porte-parole libéral en matière d'enseignement supérieur, Gerry Sklavounos, a nié toute responsabilité concernant les coûts de la crise étudiante, même si son parti était au pouvoir durant cette période.

«On ne peut pas être responsable des débordements qui ont eu lieu, le gouvernement a pris une décision par principe», a-t-il dit.

M. Sklavounos, député de la circonscription de Laurier-Dorion, a plutôt pointé en direction des péquistes qui ont arboré le symbole du mouvement de contestation, et participé à des manifestations.

Selon le libéral, le gouvernement doit assumer la facture des coûts et compenser les universités pour l'annulation de la hausse des droits de scolarité.

«M. Duchesne doit prendre une décision rapidement et essayer d'arrêter de blâmer l'ancien gouvernement, a-t-il dit. Ils étaient là, ils portaient le carré rouge, ils jouaient de la casserole. S'il y a quelqu'un qui a une part de responsabilité pour les débordements, c'est bien les péquistes.»

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