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31/10/2012 04:09 EDT | Actualisé 30/12/2012 05:12 EST

Bute ne vise pas le K.-O. rapide

MONTREAL - Lucian Bute est prêt à trimer dur et à souffrir pour s'assurer de la victoire contre le Russe Denis Grachev samedi soir au Centre Bell.

Un texte de Jean-François Chabot

Vaincu durement par Carl Froch en mai à Nottingham en Angleterre, le champion déchu clame haut et fort qu'il ne visera pas nécessairement un K.-O. au premier round.

« Tout le monde aimerait gagner dès le premier round. À la boxe, tu ne peux pas te permettre de prolonger le combat juste pour t'amuser. Si l'occasion se présente dès le départ, je vais en profiter. Sinon, je suis préparé pour tenir 12 rounds. »

Bute estime qu'il est primordial de conserver sa concentration.

« À la boxe, un coup de poing peut faire la différence. Une fraction de seconde d'inattention suffit pour te faire mettre K.-O. Tu peux dominer tous les rounds et perdre si tu ne restes pas concentré pendant 12 rounds. »

Bute dit s'être préparé avec un partenaire d'entraînement choisi sur mesurer pour imiter les tendances et la façon de faire de Grachev.

« J'ai fait 80 ou 90 rounds de bon sparring. J'ai retrouvé mon rythme d'avant », a-t-il lancé en indiquant que ses partisans verraient un boxeur beaucoup plus actif dans le ring.

Grachev intimidé?

De son côté, après avoir annoncé qu'il changeait son surnom du « Pirate » pour devenir « Drago's Son » (le fils de Drago, boxeur soviétique dans le film Rocky IV), Grachev semblait un peu plus hésitant dans ses réponses.

Interrogé à savoir quel genre de boxeur il croyait retrouver face à lui samedi soir, Grachev a quand même joué la carte de la bravade.

« Je respecte Lucian Bute. C'est un boxeur qui lance beaucoup de coups, mais il ne me touchera pas aussi souvent qu'il semble le croire. »

Quant à savoir si Bute avait la réputation de posséder une mâchoire fragile, Grachev a répondu avec sagesse. « Toutes les mâchoires sont semblables. Les jointures de l'adversaire font la différence. »

Visiblement pas à son aise devant les caméras, Grachev a dit croire qu'une certaine fragilité subsistait dans la tête de Bute à la suite de son échec aux mains de Froch.

« Il aimerait être encore invaincu et ça le frustre d'avoir perdu. Il sait qu'il ne peut pas perdre encore. »

Amateur de hockey

À la vue des chandails et autres objets qui décorent le restaurant du Centre Bell, Grachev a bien réalisé qu'il se trouvait dans une ville où le hockey est roi.

Pas vraiment un amateur, il est bien au fait du lock-out. Grachev dit avoir déjà assisté à un match au Staples Center entre les Ducks d'Anaheim et les Kings de Los Angeles. Il dit que la foule n'était pas bruyante.

La foule montréalaise saura peut-être lui en mettre plein les oreilles.

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