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30/10/2012 06:46 EDT | Actualisé 30/12/2012 05:12 EST

L'industrie éolienne, en suspens avec les élections américaines

Les élections américaines plongent l'industrie éolienne dans l'incertitude puisque depuis plus de 20 ans, le gouvernement américain lui accorde un crédit de taxes pour stimuler son développement.

Cette aide pourrait toutefois être remise en question si le gouvernement passe entre les mains des républicains. La situation a pour effet de ralentir le marché aux États-Unis où moins de parcs éoliens y ont été construits cette année et des usines ont même fermé.

« Le marché qui ralentit aux États-Unis augmente l'intérêt que les entreprises ont pour le marché canadien. Ça pourrait avoir à court terme un effet bénéfique », note le vice-président politique de l'Association canadienne de l'énergie, Jean-François Nolet.

L'appel d'offres de Québec

De leur côté, les principaux joueurs de l'industrie attendent toujours que Québec octroie les derniers 700 mégawatts d'énergie éolienne.

Le directeur général du Technocentre éolien, Frédéric Côté, estime qu'il s'agit d'un bon moment pour lancer l'appel d'offres. « On peut s'attendre à avoir des bons prix de vente et des projets avec des coûts du kilowatt/heure livrés à Hydro-Québec qui sont faibles. C'est l'acheteur, donc Québec, qui est en position de force », explique Frédéric Côté.

La situation actuelle pourrait attirer des entreprises de la région à se lancer en affaires. « Actuellement, il y a 150 entreprises. On pourrait se rendre de 175 à 200 », croit le président-directeur général de l'Association québécoise de la production d'énergie renouvelable.

Le bureau de la ministre des Ressources naturelles affirme, pour sa part, que le dossier de l'appel d'offres est toujours à l'étude.

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